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20 octobre 2018 6 20 /10 /octobre /2018 19:58

Graines de courge, de batavia, de pavot, d'azalée, de coquelicot, de haricot (magiques ?), ... Semences pas forcément anciennes mais surtout sans OGM ! Graines issues des pots égayant un balcon urbain ou du jardin de Pépé... Peu importe ! L'essentiel est de récolter des graines et de les partager pour qu'elles puissent continuer à être plantées.

Les trocs de graine se multiplient et les grainothèques aussi, ces nouveaux services mis en place par les bibliothèques pour faciliter les échanges de semences entre férus de biodiversité. 

Dans les médiathèques de Lyon, Villeurbanne et Saint-Priest, des meubles ont poussé pour mieux recevoir et diffuser ces biens communs de l'Humanité à protéger. Le mode d'emploi est simple : il suffit de glisser ses graines dans une enveloppe (mise à disposition) comportant le nom de la variété ainsi que les mois opportuns pour semer et récolter et de laisser l'ensemble à la disposition du premier jardinier en herbe venu.

Alors, ajouter votre petite graine dans cette entreprise de sauvegarde de la biodiversité !

 

 

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 09:04

Hola les lyonnais, 

Voici une conférence à voir au coeur de Lyon, au "Château Sans-Souci", le mercredi 8 avril, à 19h : "Biodiversité en danger : enjeux et solutions". 

Avec Arthropologia et la LPO, cela promet de ne pas être morose, au contraire !

Adresse exacte :  

Maison des associations - Château Sans-Souci 36, Avenue Lacassagne, Lyon 3e.

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 15:09

Ateliers pour savoir réaliser des bombes, attaques se déroulant de nuit comme de jours, conquête d’un champ de bataille constitué par les rues de Lyon… toutes ces actions pourraient paraître inquiétantes si l’armée en question n’était pas celle de la « Guérilla gardening ». Cette guérilla végétale, dont l’antenne lyonnaise fleurit depuis 2 ans, prône le respect de l’environnement et l’invasion de la verdure dans notre centre-ville grâce à la multiplication des initiatives individuelles. Son plan de bataille : nous pousser à végétaliser nos balcons, taguer les murs avec de la mousse, miner les espaces, friches et brèches avec des graines…

Guerilla_vegetale.jpg 

Dans cet objectif, le mouvement sensibilise les « Tistou les pouces verts » qui ont un côté rebelle pour en faire une armée de la désobéissance végétale. L’enjeu : libérer les plantes et les fleurs des geôles que sont les jardins et les parcs officiels pour qu’elles prennent racines dans tout l’espace public urbain. Une façon écolo de semer le désordre !

Si l’emploi du vocabulaire guerrier participe de la provocation voulue par le mouvement, ce dernier se positionne en fait entre le land art et le street art. Il se prend même un dessein poétique : truffer les villes de belles plantes [ce n’était pas déjà le cas ?], mettre le vert à l’honneur là où on ne l’y attend pas, faire émerger des vergers en toute liberté... pour émerveiller le citadin au quotidien.

Alors si vous vous sentez l’âme d’un guerillero du terreau, prenez vos grenades juteuses, votre salade de roquette… et venez étoffer les rangs de cette pacifique armée écocitoyenne.

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 21:06

J'ai observé 4 magnifiques Epeires Fasciées dans un jardin isérois.

On comprend le surnom de l'araignée-frelon en jetant un oeil sur l'abdomen strié de jaune et de noir (avec un peu de blanc) de ces opulentes femelles de 25 mm (sans les pattes).

 

Surprenant le jeu des couleurs de la Nature, qui avertit ici d'éventuels prédateurs que le venin des colorées Epeires fasciées est corsé.

 

Il valait mieux ne pas être les deux grosses mouches saucissonnées sous mon nez pour un futur dîner... 

 

Fasciée

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 23:02

A Lentilly, c’est à l’étage d’une maison où l’on croise phasmes, mygales et scorpions que se tiennent les mystérieuses « soirées épinglage » d’Urbanbees. Cette activité est proposée au grand public certains soirs, au siège de l’association [merci LM pour leur organisation]. Accourez, elles permettent, tout en caressant les abeilles duveteuses, d’en apprendre plus sur cet insecte… et même de l’observer en gros plan. D’ailleurs, c’est impressionnant de déceler les grains de pollen jaunes coincés dans les poils ébouriffés d’un bourdon, de compter les segments d’une antenne ou encore de « faire de l’œil » à un millier de facettes noires.

Sans vouloir plomber l’ambiance, je précise cependant qu’une soirée épinglage nécessite de disposer d’un stock de corps d’abeilles récoltés plusieurs semaines avant.  Une récolte [ça c’est plus festif] consiste à attraper, à l’aide d’un filet à papillons abeilles toutes les butineuses qui prennent comme piste d’atterrissage une espèce de fleurs précise. Yeux aux aguets et filet à l’affut, le récolteur d’Arthropologia surveille également le chrono car il ne dispose que de 5 minutes à sa clepsydre avant de changer d’espèce de fleurs [« Vite, sors du bosquet ! Sors maintenant ! » ]. Et rebelotte pour la récolte suivante. En général, il faut compter une demi-journée pour ratisser un site et Urbanbees en compte 24 (7 sites en villes auxquels se rajoutent les sites périurbains et agricoles), de quoi occuper régulièrement la troupe d’abeillophiles.

Les "fous du filet" mettent ensuite les abeilles capturées, qui ont donné sans le savoir leur corps à la science et sont tuées au cyanure, dans des récipients où elles sont triées par récolte avec un papier recensant les informations clés : date, nom du collecteur, numéro du site UrbanBees, code de l’essence de fleurs butinées. Après un temps de séchage, peut alors se pratiquer l’activité « épinglage » durant laquelle les abeilles doivent être transformées en poupées vaudous. Elles seront envoyées, en fonction de leur genre, aux spécialistes européens (à Londres, en Belgique…) capables d’identifier leur espèce.

Manipuler une abeille nécessite du doigté. Pour ma part, je suis restée au niveau « Grand débutant » et je n’ai donc pas été d’un grand secours. Bravo aux deux expertes d’Arthropologia qui manient l’épingle les yeux fermés.

EpinglwebJe vous explique la méthode.

-        Repérer si l’individu que vous tenez délicatement entre les doigts est un mâle en observant certaines caractéristiques, dont le nombre de segments sur les antennes (invisibles à l’œil nu, il faut la loupe).

-        Si c’est un mâle, ça se complique : il faut lui extirper et exposer ses « genitalia » [encore faut-il les trouver d’ailleurs et même les plus doués s’y emmêlent parfois les aiguilles ]

-        Cette épreuve de dextérité réussie, il est nécessaire de faire rire aux éclats l’abeille = écarter ses mandibules [ça aussi, pas facile mais je n’ai rien trouvé de simple en fait, même si tout m’a amusé]

-        Ensuite, on épingle l’abeille de façon à lui faire faire un triple grand écart [et oui, il y a 6 pattes], tout en défroissant et rangeant les ailes élégamment.

-        Au final, la mannequin, coincée sur son podium de polystyrène, est rendue facilement observable. Plus tard, elle sera regroupée avec les autres espèces de son genre, mise en boîte et prête à partir en voyage. Vivement les résultats à venir, qu’Arthropologia a la charge de synthétiser !

Et testez les soirées "épinglage" pour jouer au scientifique, poser vos questions sur la petite Maya et... évaluer votre habileté. La prochaine a lieu jeudi 4 août 2011.  

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 21:53

Samedi 14 mai : temps fort du projet Urbanbees, celui de l’inauguration du site d’hôtel à abeille du parc de la Tête d’Or. Pas de bol, la pluie est au rendez-vous. Et si les gouttes sont appréciées en cette période de sécheresse, elles ne sont quand même pas l’idéal lors d’une inauguration en plein air.

 

Maigre compensation, le mauvais temps préserve les courageux volontaires arrivés le matin pour aménager les lieux. Alors que les rayons du soleil brillent encore à 9h, l’ambiance est à la bonne humeur, signe de l’agréable connivence qui soude les membres des associations présentes (Arthropologia, Maison Rhodanienne de l’Environnement, Ligue de Protection des Oiseaux (LPO), Syndicat des apiculteurs du Rhône… ). Les priorités matinales sont de mettre en place tentes, stands et panneaux d’exposition afin de transformer un coin de pelouse en lieu de cérémonie. Tout se déroule vers les hôtels à abeilles à l’honneur, à quelques mètres du mémorial aux droits de l’homme (dans la petite portion de parc à la fois au nord de l’entrée débouchant sur la Salle 3000 et à l’ouest de l’entrée de Villeurbanne). Vous ne voyez pas exactement où cela se trouve ? Faites-en l’objectif de votre prochain footing ou passage en famille et aller voir où nichent les abeilles.

 

Au programme des « petites mains » motivées : concertation, coordination et agitation pour placer les tables des associations citées, élever les chapiteaux [dont le montage  laisse parfois perplexe], ancrer solidement la tente d’observation des insectes au cœur de la futaie d’un arbre, déplier les panneaux d’une exposition qui finit rapidement sous les housses de protection quand le taux d’humidité s’élève subitement dès 11 heures… horaire officiel de l’inauguration. Malgré la pluie, le grand public est présent. Il faut dire que le « Monsieur Loyal » du jour, alias Gérald, crieur officiel de la Croix-Rousse, se démène bel et bien, carriole en vogue et porte-voix à la rescousse, pour « rabattre » les promeneurs et cyclistes vers les stands. Il ne manque plus que les abeilles, qui n’apprécient pas de zigzaguer entre les gouttes d’eau et ne pointent pas le bout de leurs antennes.  

 

La cérémonie peut commencer : place aux discours ! Les maîtres d’œuvres du projet mené par Arthropologia s’expriment (dont Hugues Mouret rendant hommage à l’efficacité des trois chef[taine]s de projet) et des élus (du 6ème arrondissement et de la Région). Et pour clore la séance, officielle mais loin d’être pompeuse, la lecture d’un texte de Fred Vargas sur l’écologie, libelle au style « bien léché » et aux propos militants ! A [re]découvrir d’urgence [Merci Gérald !].

 

Pour les « preuves en images », regardez à la fin de ce diaporama.

 

Et rendez-vous le mardi 24 mai 2011 à 17 h 30 pour l’inauguration suivante, celle de Villeurbanne (11 rue Léon Chomel, métro Gratte-Ciel).

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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 19:51

Comme je l’ai dit dans ce précédent billet, un projet écologique novateur est en train de prendre racines à Lyon, le projet européen Life + Biodiversité « Urban Bees ». Il porte bien son nom puisqu’il vise à tenter d’enrayer la disparition des abeilles (bees) en les protégeant dans les villes (d’où le « urban »). Le choix des cités urbaines paraît dans un premier temps paradoxal car on associe en général les villes à la pollution et les campagnes à la nature. Faux ! Actuellement, les abeilles des villes sont moins en danger que les abeilles des champs… car les espaces verts y sont moins pollués chimiquement que les zones agricoles. En clair, il y a moins de pesticides, d’herbicides, d’engrais chimiques… qui se chargent de liquider les insectes pollinisateurs [et les autres]. Ne me dites pas que vous n’avez pas entendu parler du Gaucho et autres produits phytosanitaires… Lyon est d’ailleurs un bon exemple de ville [elle n’est pas la seule] à faire du jardinage « développement durable » et en trouvant des solutions naturelles pour magnifier ses massifs de fleurs.

 

Gerland_280610.jpgAutres avantages des villes pour cette espèce d’insectes : il fait 2 à 3°c plus chaud et la flore est très diversifiée [merci aux jardiniers municipaux !]. Au final, l’avenir des abeilles serait dans les villes… ou compromis. Car il faut arriver à sauver les abeilles sauvages, dont les populations sont en fort déclin, or c’est sur elles que repose le plus gros du travail de pollinisation. Et pour cela, il faut ménager et aménager les milieux favorables à leur accueil, c’est à dire les petites haies, les tas de bois… Le projet Urban bees, coordonné par l’association rhodanienne Arthropologia et l’INRA d’Avignon, débute tout d’abord par la création de 8 sites dans le Grand Lyon (plus d’une vingtaine à terme), dont 5 sur le territoire de la commune de Lyon. Et ces 5 lieux nominés pour accueillir les abeilles sauvages sont : les parcs de la Tête d’Or, de Gerland et de Chambovet, la Cressonnière et le jardin des Plantes.

 

Sur le terrain, c’est Arthropologia qui mène la danse et vous invite à participer à ce grand chantier, lors d’opérations écocitoyennes ponctuelles. Venez vous rendre utile au grand air, le temps d’une matinée, d’un après-midi ou une journée entière… Il y aura un peu d’« huile de coude » à fournir, c’est certain, mais le tout dans la bonne humeur, l’échange et la pédagogie puisqu’on apprend plein de choses sur les abeilles. Pour ma part, j’ai mis la main à la pâte à deux reprises, à Gerland et au parc de la Tête d’Or. Et on ne s’ennuie par car les activités de sont plein air sont variées… pour le plus grand bien des abeilles.

 

BûchesAu printemps, les volontaires présents au Parc de Gerland ont, au fil des samedis, contribué à effeuiller des tiges végétales de toutes sortes et à les couper en bâtons calibrés d’une longueur de 50 cm. A Gerland, en juin, il s’agissait de percer à tout va des petits, moyens et grands trous dans des bûches. Tiens, on est chez les Shadoks ? Non, voici quelques explications. La fameuse abeille sauvage ne vit pas dans une ruche avec ses copines, ce qui la différencie des abeilles « chéries » par les apiculteurs. Elle est solitaire et, après la reproduction, chaque femelle doit assurer la survie de l’espèce en pondant son œuf dans un abri constitué par un trou dans une branche morte ou un vieux tronc. Les abeilles ayant un tour de taille plus ou moins fin, un choix de trous aux diamètres différents est nécessaire pour que chacune, la mince (certaines mesurent quelques millimètres de longueur) comme la replète (le bourdon, l’abeille charpentière) trouve chaussure à son pied. Les tiges aussi sont des abris potentiels car une abeille est capable de creuser la moelle pour « faire son trou ».

 

Difficile de synthétiser en quelques lignes tout ce que l’on apprend au cours d’une journée. En tout cas, rien n’est anodin : le choix des essences végétales et de bois est diversifié afin d’étudier les préférences des abeilles, les trous dans les bûches sont légèrement inclinés de façon à ce que l’humidité s’écoule à l’extérieur et ne noie pas la jeune habitante, etc.

 

Il faut ensuite assembler les tiges et les bûches percées, les ordonner scientifiquement en fonction de l’orientation du soleil… et alors seulement naissent les « hôtels à abeilles », ce qui prend plusieurs semaines. Ceux-ci sont alors combinés avec des réservoirs de plantes mellifères, cultivées à proximité. Un grand remerciement aux jardiniers du Grand Lyon qui ont participé au projet (mise de côté des tiges,... ).

 

Assez de bla bla pour aujourd’hui, et regardez le résultat… et les bénévoles en action : album en ligne. Le projet n’en est qu’à ses débuts, d’autres épisodes sont à venir. Et si vous voulez devenir un as de la perceuse, contactez Arthropologia : une nouvelle opération "perçage" est prévue le mercredi 4 août 2010, au parc de la Tête d'Or.

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 23:00

Depuis quelques temps, Maya l’abeille crée un buzz grandissant au niveau national et dans la région lyonnaise. Si l’on revient trois ans en arrière, il y a notamment eu la pose médiatisée de ruches sur les terrains de l’aéroport de « Lyon-Saint-Exupéry » pour surveiller la qualité de l'air. En effet, ce dernier autorise et encourage le vol d’autres objets volants identifiés que les avions, celui des abeilles… à une altitude beaucoup moins élevée, heureusement pour elles. Parcourant l’espace aérien constitué de pistes d’atterrissage et surtout des prairies fleuries qui les bordent, elles sont proclamées sentinelles de l’environnement d’un milieu soumis à la pollution liée à l’industrie du transport aérien (émissions de gaz des avions, flux de circulation induits par le trafic aéroportuaire).

 

Plus récemment, le Grand Lyon fait sensation en installant des ruches sur les toits de son siège de la Part-Dieu. Non, il n’existe toujours pas de concours de « gestionnaire de ruches » dans la fonction publique [des candidats ? J] : les résidentes ailées butinent sous la responsabilité d’un apiculteur professionnel qui peut se vanter de créer un miel « made in Lyon » [à quand une vrai-fausse marque du style Grand O ?]. Toutefois, si le grand public prend conscience, grâce à ces initiatives, de l’existence de l’abeille en milieu urbain, celles-ci sont tournées vers l’abeille de ruche alors que l’abeille sauvage est encore davantage en danger.

 

abeille2web.jpg

  

Or, depuis plusieurs mois, les abeilles sauvages sont les stars d’un vrai projet environnemental, de grande envergure (pluriannuel, validé et co-financé par l’Europe et les collectivités territoriales concernées au niveau local) : le projet Life + « Urbanbees ». Il n’en reste pas moins expérimental puisque l’étude sera généralisée (ou non) aux autres pays européens en fonction des résultats de ce programme dont Lyon est le terrain d’expérience unique. En quoi consiste Urbanbees ? Et bien à sauver Willy, pas l’orque mais l’abeille sauvage.

 

Alors, c’est nouveau, il y a des abeilles sauvages et des abeilles apprivoisées ?? Presque. Quand on pense aux abeilles, on pense [avec le ventre… ] aux ouvrières des ruches, magiciennes détentrices des secrets du miel et de la gelée royale. En fait, elles ne constituent que 1% des espèces d’abeilles, les 99% qui restent étant constituées de différentes abeilles sauvages, auxquelles appartiennent par exemple les bourdons. Celles-ci, contrairement aux espèces mellifères, ne vivent pas en collectivité dans des ruches mais de manière isolée. Si l’abeille de ruche voit son toit assuré par l’apiculteur qui met tout en œuvre pour que les essaims s’installent et restent, l’abeille sauvage ne doit sa survie qu’à elle-même. Or, toutes les abeilles sans distinction sont menacées de mort en raison essentiellement de la pollution phytosanitaires (traitements chimiques) et de la modification des milieux naturels par l’homme (ex : élimination des bosquets entre les champs cultivés). Conclusion paradoxale et contraire aux idées reçues, à l’heure actuelle, les villes sont plus saines pour l’abeille ?!!

 

 

abeille1.jpgMais au fait, pourquoi sauver les abeilles ? Parce le destin de la flore, clé de voûte des écosystèmes émergeant du sol, leur est intimement lié. En bref, cet insecte est l’un des symboles forts de la biodiversité, à double titre : en tant qu’espèce menacée de disparition, et en tant que vecteur de la survie de la flore de la planète via la pollinisation. Cela fait grandiloquent mais le sujet est sérieux. Sans les abeilles, moins de fleurs fécondées donc moins de plantes, de fruits, de légumes, … Se sont les industriels qui vont être contents, du moins si l’Homme résiste à un tel cataclysme écologique, on mangera 100% synthétique !!

 

Heureusement, l’Europe et les pouvoirs publics français commencent à être sensibilisés aux problèmes de biodiversité et à agir, d’où la naissance du programme Urbanbees. Heureusement aussi que des associations portent ces projets et apportent leur expertise technique et scientifique. Concernant cette opération, le pilotage se fait à deux : l’INRA (Institut national de la recherche agronomique) [merci à la recherche ! ] et Arthropologia, association naturaliste rhodanienne créée en 2001, rodée à l’étude et la sauvegarde de la nature. Hugues Mouret, directeur d’Arthropologia, explique au Progrès l’origine et les contours du projet Urbanbees (Des abeilles au cœur de la ville pour préserver l’espèce, 31 mai 2010). L’association, qui réfléchit au problème de la disparition des abeilles depuis 2006,  remporte l’appel à projets "Life+Biodiversité" en 2009 avec l’objectif de tester une méthode pour enrayer la disparition des populations d’abeilles, une première en France. Le chantier à mener en 5 ans (2010-2014) est vaste : réaliser un état des lieux des populations, installer une vingtaine d’hôtels à abeilles dans le Grand Lyon, étudier leurs impacts, communiquer et généraliser la méthode si elle s’avère fructueuse. Pour cela, Urbanbees bénéficie d’un budget de 2,17 millions d’euros et du soutien financier de l’Union Européenne, du ministère de l’Ecologie, de la région Rhône-Alpes, du Grand Lyon et même d’une entreprise, la société Botanic.

 

Le projet avance à grand pas et la construction des havres de paix destinés aux abeilles est en cours : vous pouvez déjà visualiser les photos suivantes. Je raconterai l’épopée d’Urbanbees à Lyon dans un futur billet. En cas d’impatience, et surtout si vous voulez participer à des journées écocitoyennes pour donner un coup de main dans la bonne humeur, contactez Arthropologia. 

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