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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 19:41

"Le climat dans nos assiettes" est un concours de cuisine locale, gastronomique et sobre en CO² organisé depuis 2011 par l’Espace Info - Energie du Rhône.

10 équipes, regroupant des particuliers menés par un chef cuisinier, relèvent le défi de composer et préparer un repas gastronomique avec des produits locaux et le plus faible impact carbone possible (l’alimentation d’un foyer représente en effet près d’ 1/3 de ses émissions de gaz à effet de serre). Pour faire simple, il s'agit de cuisiner bon et sain avec les fruits et légumes du coin, et par conséquent de saison.

L’objectif du concours est de montrer que consommer local en préservant l'environnement,  les emplois locaux et son portefeuille est possible. Venez le vérifier !

 Menu.jpg

Tout se passe dans la convivialité tant du côté des cuisines que du public venu déguster et donner son avis (vote possible). Je peux en témoigner car j'ai fait partie des équipes de cuisiniers du 1er crû de ce qui s'appelait alors "Défi 80 km" (les ingrédients devant provenir de moins de 80 km autour de Lyon). Nous avions monté une équipe entre collègues (spéciale dédicace à tous les commis que nous étions et à leurs soutiens) et nous en gardons tous un excellent souvenir. Cerise sur le gateau, nous avions même remporté l'un des prix

Grands lyonnais, aiguisez donc vos papilles pour jouer les goûteurs le dimanche 23 novembre à 12h30, au Lycée Professionnel Hélène Boucher de Vénissieux !

Toutes les infos sur le site de l'Espace Info-Energie du Rhône.

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 00:00

Allez, cet article est toujours d'actualité !

 

Mon beau sapin, roi des salons, qu’on aime ta verdure… du moins tant qu’elle dure !

En décembre, tu te pares de couleurs, tu t’illumines, on t’enguirlande, les familles se prosternent à ton pied le 25 en matinée. En janvier, tu te démodes, tu perds la boule, ça sent le… sapin ! Alors, pendant qu’on oublie les kilos en trop, on remballe les décos et on se débarrasse de toi dans le caniveau. Ouvrez les yeux dans votre quartier, vous allez sûrement croiser, sur le trottoir ou coincé entre deux voitures, un Sherman déplumé ou un sapin des Vosges tristounet. Et c’est comme cela chaque année, comme quoi le sapin de Noël est un « marronnier », bien que le Grand Lyon propose une solution alternative (voir plus bas).

 

Halte là, Lyonnais irresponsable ! Ne sais-tu pas qu’il est interdit de laisser des encombrants sur le trottoir. Et un sapin, même petit, c’est quoi à ton avis ?

 

Visiblement, certains de nos concitoyens n’ont pas de remords à constituer, en douce, une forêt éphémère au cœur de Lyon.

J’imagine la scène : un père de famille, tout de noir vêtu, descend l’escalier (pour éviter les voisins), un sapin chétif dans les bras. Il a attendu l’heure fatidique de 22h, quand le va-et-vient de l’immeuble s’est calmé. Le hall d’entrée est atteint ou, mieux, la porte du garage à vélo menant directement sur la rue est franchie. Personne à gauche ni à droite, le pas se presse, le piéton feint la promenade nocturne digestive, quoique atypique puisque avec un ballot dans le dos. Arrivé au coin de la rue (pas juste en bas de son immeuble mais pas trop loin non plus car ce n’est pas discret de véhiculer un sapin), vlan, notre vilain se déleste de son fardeau en un tour de main et s’en éloigne à grandes enjambées. Pas vu, pas pris !

 

Il est loin d’être brave, ce geste qui peut d’ailleurs coûter jusqu’à 150 € d’amende. Quant à ceux qui jettent le sapin emballé dans leur sac doré, croient-ils rendre invisibles l’arbre délaissé ? Le croient-ils paré d’une tenue de camouflage ? C’est plutôt une tenue de soirée !  

 

sapins2.JPGEt dire que le Grand Lyon se décarcasse depuis 2008 pour éviter ce gâchis financier (coûts de traitement) et matériel (pas de valorisation). Car l’ex-star des Noëls peut connaître une seconde vie… grâce au compostage, qui se déroule dans les centres de Décines et Ternay. Mélangé avec des feuilles, de la terre, d’autres végétaux, le sapin perd son acidité et constitue un compost utilisé pour d’autres plantations comme paillage ou engrais naturel. Encore faut-il que les Lyonnais mettent la main à la pâte… en déposant leur sapin dans une déchèterie - comme tout déchet végétal - ou plus pratique, dans l’un des points de collecte du Grand Lyon, mis à disposition pour cet usage dans la première quinzaine de janvier. C’est parti pour faire booster les statistiques : en 2008, 20 tonnes de sapin ont été collectées, 34 tonnes en 2009, 46 tonnes en 2010 et 66,25 tonnes en 2011.  

 

Pour localiser le point de collecte le plus proche de chez vous, consultez la liste sur le site web du Grand Lyon. En 2012, ce sont 4 dates (il reste encore mercredi 11 et samedi 14 janvier 2012) et 150 lieux accueillant les sapins anciennement étoilés et maintenant bien étiolés (en plus des déchèteries) dans 40 communes du Grand Lyon.

Liste : http://www.grandlyon.com/fileadmin/user_upload/Pdf/actualites/20111221_gl_points_collecte_sapins2012.pdf

 

Et pour vous motiver, faites de cette « corvée » une expédition amusante : organisez un « convoi exceptionnel » en famille, par exemple [sinon, une séance de marche musclée est tout-à-fait conseillée après les festivités de fin d’année]. Un enfant de chaque côté du sapin et le tronc ne demande qu’à trotter sur le pavé. Voila un convoi prêt à franchir les obstacles du parcours vu comme autant de défis à surmonter : la promiscuité des piquantes épines lors de l’entassement dans l’ascenseur ; la porte du pallier à franchir sans étêter qui et quoi que ce soit, les passants à éviter… Et en point d’orgue, au choix : le magistral lancer de sapin du père de famille [attention à ne pas y perdre de sa prestance si le sapin retombe piteusement au pied du lanceur et non dans la direction escomptée] ou le dépôt solennel, dans le recueillement de mise qu’impose ce dernier au-revoir familial.

 

 

Une question quand même sur l’organisation par le Grand Lyon : en 2011, il y  avait 292 (!!) points de collecte, en 2012, il n’y en a plus que 150. Pourquoi cette importante baisse ? Rationalisation ? Sous-exploitation des lieux de l’année passée ?

Aïe, le risque est de voir plus de sapins dans la rue. A Lyon, 3 à 4 adresses par arrondissement ce n’est pas beaucoup quand il s’agit de se débarrasser d’un encombrant. Comme vu l’année dernière (lire ce petit bilan d’une virée d’inspection), certains sapins esseulés flânent à moins de 100 m d’un lieu de collecte.

 

 

 

Or, en attendant le sapin à roulettes téléguidé (dont le maniement ravira les enfants), le sapin à combustion instantanée (plus qu’à ramasser les cendres pour les jeter dans le jardin), l’hologramme de sapin plus vrai que nature ou, idéalement, le sapin qui-ne-fane-jamais-mais-se-range-dans-une-boîte-minuscule, il faut encore porter son arbre jusqu’au lieu de collecte. Et pour certains, tout ce qui n’est pas en bas de l’immeuble est déjà trop loin. Allez, tous à vos arbres de Noël pour constituer de belles sapinières sur les places lyonnaises ! Donnons un caractère vosgien à Bellecour ! Et que cela serve d’exemple aux « partisans du moindre effort ».

 

Au fait, la réflexion sur le sapin de Noël doit aussi se faire en amont. Est-il plus écologique d’acheter un sapin naturel ou des branches artificielles ?

80% des sapins sont cultivés en France [Source : Metro Lyon, 23 décembre 2011] dans cet objectif : commandes pour la filière arboricole, avec un transport limité et un déchet 100% biodégradable. Inversement, les sapins fabriqués aux antipodes de la planète sont confectionnés à partir de matières plastiques et trimbalés sur des kilomètres. Ils peuvent toutefois être relativement écolos si on les conserve longtemps… sauf qu’en moyenne, ils sont renouvelés tous les 3 ans [Même source].

 

Il faudra y réfléchir pour l’année prochaine.

 

Meilleurs vœux 2012 à tous !

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 21:59

Semaine de la réduction des déchets oblige (19 au 27 novembre 2011), on rit du gentil « monstre - ordures » qui se ratatine pour notre plus grand plaisir. Et si on faisait comme dans la série « Fais pas ci fais pas ça » diffusée il y a quelques jours ? On se bat contre les déchets et on gagne des points ! Ca donnerait quoi ?

Level 1 : raid contre les sacs plastiques

-          Apporter ses sacs « Duchmol » pour faire ses achats chez Duchnoc [si, c’est déjà un progrès] : 200 points.

-          Coller l’étiquette directement sur les fruits et légumes du supermarché : 500 points. Mieux, éviter toute hyperstructure commerciale et faire son marché en mettant les produit dans son panier : 1000 points.

-          S’écrier « Non, le sac ne passera pas par moi » quand un commerçant en propose un : 500 point.

-          Quitter un magasin avec sa boîte à chaussures, sa nouvelle veste, son robot ménager, sa console de jeux… sous le bras : 1000 points.

 

Level 2 : chasse aux emballages sur Supermarket Planet

 

-          Acheter de gros volume : un pot de fromage blanc plutôt que plein de yaourts, une bouteille de jus de fruit au lieu de portions individuelles empaillées [avec paille], un cake plutôt qu’une boîte en carton remplie de biscuits ensachés, … : 500 points.

-          Déshabiller un produit qui « en tient une couche » (côté emballage) et passer en caisse avec l’objet du strip-tease : 1000 euros.

-          Variante plus revendicatrice et moins dangereuse [cf. risque d’être accusé de tentative de vol] : demander au chef de rayon si le prix est moins cher pour le produit mis à nu : 2000 euros.

-          Acheter fromage et charcuterie à la coupe [du vrai, pas les portions pré-emballées en tête de gondole] en demandant au vendeur de ne pas mettre sous sachet tous les articles différents : 2000 points [car il faut un peu de courage pour faire changer les habitudes du vendeur].

 

Level 3 : Opération « Compostier en danger » : 5000 points

 

-          Situation de départ : l’écocitoyen ne dispose pas de bac à compost.

-          Mission : balancer discrètement ses épluchures pendant une semaine dans les buissons de sa copropriété ou du jardin public de son quartier sans se faire repérer [c’est toujours ça que l’incinérateur n’aura pas].

-          Méthode : identification des spots pour le compost, repérage des habitudes des voisins pour ne pas se faire prendre la main dans le sac bac à épluchures (sinon c’est l’échec de la mission), mise en action du plan de nuit et en temps limité.

Et continuer à trier jouer jusqu’au… « Benne over ».

 Monstre Déchets2

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 17:05

Non, je ne vais pas aborder la nouvelle offre estampillée « écologique » proposée par La Poste, qui a communiqué sur sa « lettre verte », distribuée en 48h au lieu de 24h [vive le slow !] et transite, en métropole, non plus par les airs mais par les routes (y-a-t-il  vraiment un gain de CO2 au final ?).

Ce qui m’intéresse est un détail qui laisse perplexe les « timbrés du tri » : peut-on mettre ou non les enveloppes à fenêtre dans la poubelle de tri ?

Pour les enveloppes classiques, pas de problème : la poubelle jaune et verte est la boîte aux lettres appropriée. Et quand l’enveloppe est hybride, qu’elle offre une vitre translucide (papier cristal) pour déchiffrer le nom et l’adresse du destinataire, que faire ? Avant, la réponse du Grand Lyon était « à mettre à la poubelle normale », ce qui poussait les jusqu’au-boutistes du recyclage à des défenestrations manuelles (faire prendre l’air, à coup de ciseaux ou de déchirures,  au « carreau » encombrant pour ne garder que le papier) [ça sent le vécu, non ? ;-D ].

Bonne nouvelle, il est désormais possible de mettre au tri les enveloppes à fenêtre, donc de « passer par la fenêtre » tout le courrier publicitaire non désiré sans tenir compte du papier cristal. Super, on n’a même plus besoin de faire des travaux manuels ! Vive le progrès au Grand Lyon.

Plus sérieusement, on peut agir préventivement pour éviter que ce courrier publicitaire inutile transite 1) par des moyens de communication forcément polluants, 2) par des centres de tri mêmes performants : il suffit de s’inscrire à la liste Robinson (j’en reparlerai), ce qui a comme 3ème conséquence : pas d’utilisation de papier ni d’encre ni d’imprimante pour réaliser un prospectus destiné à la poubelle.

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 13:38

C’est les vacances ! Est-ce inévitable pour autant d’oublier ses pratiques écocitoyennes ? Sous le prétexte de maximiser ce concentré de temps de loisirs correspondant aux 2 à 3 semaines de congés, doit-on se transformer en dévaleurs de montagnes aux quads tonitruants  ou en avaleur de vagues sur des jetskis polluants ? Est-il possible de ne pas devenir des surconsommateurs de gadgets sous plastiques, d’aliments industriels et d’activités électriques ? Ma réponse est oui car la « sobriété heureuse » me convient et m’épanouit. J’essaye de la mettre en pratique par plaisir (et non pas par idéologie) même si je ne me sens parfois à contre-courant de la manipulation commerciale ambiante qui veut que plaisir rime avec consommation, frénésie, agitation.

Mes vacances se sont donc très bien passées [merci]. Les voici traduites en estimations statistiques et symbolisées par le souvenir rapporté et par celui le plus apprécié.

 

Durée : 18 jours de vacances (17 nuits)

Destination : périphérie lointaine de l’hexagone

Moyen de locomotion : 1 voiture diesel (2 occupants), 2050 km en écoconduite, peu de micro-trajets (= quand la voiture est garée, elle ne bouge plus), routes nationales et départementales, trajet en étapes touristiques puis circuit touristique dans le département visité ; 1 seule phase courte de bouchons (dans une zone très touristique).

Logement : camping itinérant (+ 2 nuits en gite) ; prix des nuitées compris entre 10€ et 31 € (pour 2 personnes) ; aucune réservation à l’avance.

Activités : visites touristiques ; 10 randonnées (de 2h à 5h) ; 1 baignade ; 4 spectacles culturels (dont 2 gratuits) ; 2,5 livres lus ; 0 ciné  et 0 musée (trop de choses à faire en extérieur) ; 2 « spectacles naturels » (réserves naturelles) en plus des magnifiques paysages et panoramas rencontrés (et des « nez à nez » surprises avec les animaux et oiseaux) ; 1 journée d’écovolontariat.

Communication et informatique : 0 ordinateur personnel, 0 connexion à Internet, 0 utilisation de radio, usage de l’autoradio au moment des trajets, 6 SMS (dont sms utilitaires pour le voyage), 1 appel téléphonique utilitaire, 1 message perso sur 1 répondeur, 3 mms persos, 7 cartes postales, 1 gps.

Consommation alimentaire : 90 à 95% de l’alimentation achetée est locale, 90% de la nourriture achetée se fait sur les marchés ou directement aux producteurs et dans les boulangeries, boucheries et épiceries artisanales. Pour le complément : 2 magasins bio, quelques supérettes, 0 hypermarché. Il s’agit bien d’un choix car l’offre économique est aussi diversifiée que dans n’importe quel lieu en France. Du coup, c’est la razzia sur les spécialités locales : plus d’une vingtaine ont été dégustées. Et l’alimentation est le premier poste du budget vacances, ce qui ravit la gourmande que je suis ! D’ailleurs, pour compléter il faut ajouter 4 restaurants indépendants (pas de chaîne commerciale) et 1 glacier artisanal.

Gestion des déchets : 100% des déchets recyclables (verre / papier / carton / bouteilles plastiques-conserves-alu) ont été déposés dans les containeurs dédiés. Là aussi, c’est un choix et il s’accompagne de contraintes – surmontables - car rares sont les campings où tous les types de déchets recyclables trouvent leur place. Concrètement, cela signifie que je garde les déchets recyclables jusqu’à dénicher le prochain bac adapté.

 Achats de conserves et bocaux en verre, 1 seule bouteille en PET achetée, 0 cannette en alu.

Poubelle de déchets non recyclables au volume très faible : pas de suremballage, pas d’achat d’objets particuliers, nombreux sacs plastiques refusés et ceux qui ont été acceptés ont servi de sacs poubelles. Un seul camping (de type « à la ferme ») proposait 1 compost [vivement qu’ils prolifèrent !].

 

Les vacances sont aussi, traditionnellement, les souvenirs qu’on ramène. Voici donc celui que j’ai rapporté et le plus enrichissant [en plus de tous les moments agréables vécus].

1)      Un « souvenir » original : mon engagement moral et financier à Surfrider !

Je les estimais pour leur campagne de nettoyage des plages mais ils agissent dans d’autres domaines que celui des déchets aquatiques : programme de recherche, de veille et d’actions sur la qualité de l’eau et la santé, intervention juridique (procès) pour faire appliquer le principe de « pollueur / payeur » en cas de pollution constatée, protection des côtes et lutte contre leur artificialisation à outrance, …

Merci à ces « Gardiens de la Côte » !

Voici le site web de la Surfrider Foundation Europe. 

DSC02188.JPG

2)      Un souvenir immatériel : les 24h et quelques passées au milieu de naturalistes lors de l’action d’écovolontariat qui était l’un des objectifs des vacances. Merci à vous pour les connaissances transmises sur les oiseaux, votre passion, et sur vos témoignages sur votre mouvement militant (commencé dans les années 70), véritable action de résistance pacifique qui a porté ces fruits.  Toutes ces informations contribuent à ma compréhension de notre biosphère autant qu’à celle de l’Humain et sont les « petits cailloux » des cairns de ma construction personnelle.

Avec ce type de vacances, la reprise du boulot ce lundi se fera dans un état d’esprit plus « slow » qu’à l’accoutumée !

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 20:57

4 pattes griffues, 1 tête cornue, 1 queue pointue… telle est la Tortue malfoutue de Floride. Je trouve qu’une tortue, c’est plutôt mignon, mais pas celle-là, avec son air agressif et ses peintures de guerre rouges à la tortue Ninja. Beaucoup ont cependant succombé à son charme guerrier car elle a connu un succès commercial entre les années 1980 et 2000. Et l’on en perçoit encore les dégâts de nos jours… à l’heure où cette tortue est classée « espèce invasive » et qu’elle batifole dans la campagne française.

Pourtant, elle ne s’est pas retrouvée là toute seule. Ce n’est pas son instinct qui l’a fait jouer au GI et débarquer de sa Floride natale sur les côtes françaises. Tout le monde le sait, la tortue et ses consœurs se sont mises à visiter la brousse franchouillarde suite à leur « mise à la retraite forcée » par des familles lassées et inconscientes des conséquences écologiques de leur geste. Eh oui, un NAC (nouvel animal de compagnie) est ravissant petit [oh, regardez comme elle agite ses petites pattes pour rejoindre la petite île en plastique !] mais moins quand il grandit. Grave erreur que ces abandons généralisés car le climat tempéré a bien plu à notre touriste américaine et elle s’est vite trouvée des copines et des copains pour fonder de vraies communautés en zones humides, déséquilibrant des écosystèmes aux dépens d’espèces autochtones.

Ne jetez pas vos tortues dans la nature, surtout qu’il existe une autre solution écologique et pratique : les laisser dans un zoo. Ces derniers ont l’obligation de recueillir les tortues dont les gens se sont lentement ennuyés. Celui du parc de la Tête d’Or prend les vacances de ses pensionnaires très au sérieux depuis la création du centre de récupération des tortues de Floride, en 2006. Ici, « c’est Miami » : vaste plan d’eau pour que les tortues puissent faire des longueurs entre les canards, berges arborées pour se dorer la pilule carapace, troncs pour épater les copines lors des concours de plongeon, …. En juillet 2011, elles sont 1135 tortues de Floride à s’éclater à « Tête d’or beach ». Vous pouvez les voir se la couler douce en vous rendant derrière l’espace de jeux et le théâtre de Guignol, où se trouve le centre de récupération.

 

DSC00118web.jpgMais, en attendant, votre tortue s’ennuie peut-être chez vous [ou elle vous ennuie ]. Alors il y a deux façons de mettre sa tortue au vert : en la laissant discrètement dans le bassin herbeux attenant au rocher qui sert de fontaine (du côté du parc au daim), où un soigneur passe quotidiennement, ou la laisser au secrétariat de l’administration du parc (la maison à proximité). Et contrairement à ce que je pensais, 80% des gens franchissent la porte du local pour faire leur don en bonne et due forme et s’inquiéter du traitement qui sera réservé à leur ex animal de compagnie. Côté formalité, l’attestation de don est un formulaire simple (nom, adresse, prénom de la tortue, régime alimentaire [un conseil du jardin zoologique de Lyon : évitez les « ?? », crevettes grises et diététiquement nulles !]) mais indispensable pour régulariser la situation de la nouvelle « orpheline ». Il permet aussi des statistiques.

 

Alors, ça donne quoi depuis 2006 ? 1648 abandons mais un chiffre annuel en baisse nette et continue ! Plus de 400 la 1ère année, puis moins de 400, 300, 200. Ca dégringole et tant mieux si c’est un signe que la mode des tortues et l’habitude de les jeter dans la nature sont passées. Et longue vie aux retraitées du centre de récupération du parc de la Tête d’Or, choyées par leurs soigneurs !

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 19:44

Ou les clés de la réussite d'un week-end low-cost ?

 

Comme tout un chacun, durant l’année, je m’octroie quelques week-ends avec des amis et je participe à leur organisation. Et tous les ans, au moment où l’on « sonde » les personnes potentiellement intéressées par une escapade « au vert » ou « à la neige », revient l’inévitable condition « Ok pour moi, si cela ne revient pas trop cher ».

 

Cette remarque m’inspire plusieurs réflexions.

 

Pourquoi cette crainte d’un week-end coûteux ?

 

Evidemment parce que chacun se préoccupe de son budget (démarche responsable) et évalue toute dépense au regard de son pouvoir d’achat. Aussi, chaque situation est individuelle et les raisons poussant à économiser sont différentes : elles sont liées au fait d’être au chômage ou en emploi précaire, d’avoir un ou deux salaires et de leur montant, du nombre d’enfants à charge, du train de vie parallèle, de l’existence de crédits à rembourser (prêt immobilier), etc…

 

Pourquoi émettre cette crainte ?

 

C’est le bon moyen d’alerter les organisateurs qu’un week-end passé ensemble nécessite une réflexion sur les modes de consommation qui vont être adoptés collectivement. Par exemple, le budget « Alimentation » n’est pas du tout le même si le choix est fait de manger au restaurant ou si le groupe prépare ses propres repas.

 

Sans vouloir me vanter, je pense que les week-ends que j’initie sont d’un bon rapport qualité-prix. Et comment pourrait-il en être autrement puisque ma démarche est écolo-économe, les deux étant indissociables. Je me permets donc de détailler cette philosophie [bons sens ?].

 

1)      Choix d’une destination en Rhône-Alpes = à une distance située à moins de 2h30 de route depuis Lyon (en tenant compte de l’éco-conduite)

 

L’objectif est triple : profiter du tourisme de proximité [dans une région qui ne manque pas de charme], réduire le temps gaspillé en voiture au dépens du temps de loisirs court que représente un week-end (même prolongé), restreindre les émissions de gaz polluants de la voiture. Dans la continuité, le choix du lieu de résidence est lui-aussi réfléchi en fonction des activités prévues durant le week-end de façon à minimiser les trajets. La conséquence est immédiate : réduction de la facture d’essence.

 

2)      Favoriser le covoiturage

 

Demander aux amis de partager leur voiture est toujours délicat. Précision : je n’impose pas le covoiturage (impossible dans certains cas : quand la voiture est déjà pleine d’enfants ou quand les gens ne viennent pas des mêmes villes…) mais j’impose qu’on envisage cette solution. Et, pour certains, ce n’est pas facile d’y songer. Il faut admettre de partager l’habitacle et l’espace du coffre avec un ou des tiers, s’organiser pour les rendez-vous de départ et d’arrivée, et surtout, avoir le même timing. Ce dernier argument me semble le seul recevable et encore, à condition qu’il y ait de réelles différences d’emploi du temps, ce qui arrive. Quelles que ce soient les décisions prises, il s’agit de se concerter à l’avance et ça marche : bon nombre de covoiturages n’ont pas conduit les mêmes équipages à l’aller et au retour (question de pragmatisme) mais ont permis un gain financier (partage de la facture de péage et d’essence).

 

3)      Sélection d’un gîte à un prix raisonnable 

 

Ce facteur passe par le fait de pouvoir compter sur un nombre de convives fixe (le but n’est pas de louer pour 8 puis de se retrouver à 6) et déterminé à l’avance (les bonnes affaires partent vite). Et qui dit gîte, dit « pas de resto » donc un budget alimentaire normal [sauf pour ceux qui – d’habitude - sauteraient leurs repas le week-end ;- D].

 

4)      Une organisation réfléchie dans les détails quotidiens

 

Pour éviter la surconsommation et ses deux corollaires, le gaspillage alimentaire et les « surcoûts », mieux vaut prévoir à l’avance les menus et leurs « extras » (indispensables, bien sûr !) et s’organiser pour éviter les dépenses inutiles. Sur ce dernier point, je parle de l’achat de condiments, boissons chaudes, torchons, produits ménagers et autres articles dont on ne peut se passer mais qu’il est incongru d’acheter alors que l’on peut se les répartir au sein d’un groupe. Pour que cela fonctionne bien, l’idéal est de se retrouver au préalable, lors d’une soirée conviviale durant laquelle sont notamment réglés ces détails pratiques. Conséquences : des économies d’argent et de place [ouf, car j’ai connu des week-ends où tout le monde avait amené son paquet de café, ses boîtes entières de tisane ou son lot de 6 rouleaux de pq].

 

5)      Des loisirs économiques

 DSC09888.JPG

C’est simple de s’amuser sans que cela revienne cher : il suffit de farnienter ou mieux de pratiquer une activité sportive aussi économe que la randonnée. En hiver, des activités telles que la raquette ou la simple balade dans le village enneigé ne coûtent pas grand-chose. Et en comparaison aux locations de quad, jet-ski ou 4x4 que je boycotte, les sorties via ferrata ou canoë apparaissent bien plus écologiques et économiques, même si elles ne sont évidemment pas gratuites.

 

Donc pour en revenir à la question « Le week-end sera-t-il cher ? », on peut présupposer que tout sera fait pour que les coûts soient minimisés puisque des personnes ayant les mêmes principes que les miens [je ne suis pas seule à m’activer] comptent parmi les organisateurs.

 

Reste aux participants à décider si ils veulent – ou non – mettre une somme x dans un week-end se déroulant dans un lieu y, choix qui leur appartient et sera respecté.

 

 

 

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 22:51

Fin février, samedi en grisé, ce n’est pas le temps idéal pour se balader. Autant en profiter pour faire le tri dans ses habits ou "vieilleries" et pour s’en débarrasser… utilement.

 

Au début du mois, d’ailleurs, des spots publicitaires radiophoniques incitaient à cette « activité altruiste ». Vous en souvenez-vous ? J’avais été titillée par la démarche marketing d’une chaîne d’hypermarchés qui incitait ses consommateurs à déposer des objets destinés à des associations. Si l’idée que la grande distribution serve d’intermédiaire ne me plaît pas au premier abord [quoi que, pour les banques alimentaires, leur rôle de « tiers » est efficace et pratique], le message suivant reste bon : pensez  à donner plutôt qu’à jeter.

 

Car on a tous chez nous, dans nos caves, greniers ou placards encombrés, des choses qu’on ne met plus, qu’on n'utilise plus… et dont on ne se rappelle même plus qu’on les stocke. Venez redécouvrir vos « trésors » oubliés : habits d’enfants, jouets, vaisselle, bibelots, … mais aussi magnétoscope, vélos, casseroles, appareils de musculation et autres accessoires. N’attendez pas de déménager pour trier !! Côté vêtements, les soldes sont passées et vous avez renouvelé en partie votre garde-robe… Que faire des anciens vêtements, ceux dont on pressent qu’on ne les mettra plus ? Tout n’est pas à jeter d’une année sur l’autre [je sais de quoi je parle : je suis la reine pour garder mes habits d’années en années], toutefois, avant que cela ne soit démodé, optez pour le don de ces textiles dont vous vous êtes lassés et qui prennent de la place…

 

Alors que faire nos objets et textiles inutiles ?

 

Plusieurs solutions sont possibles, sauf les laisser sur le trottoir [ou au pied d’une benne à verre] : les donner à des amis (vêtements pour enfants, par exemple), les vendre sur Internet (objets de qualité), participer à un vide-grenier mais aussi et surtout les donner à des associations caritatives. Pour ma part, j’ai jeté… mon dévolu sur l’association du lyonnais Abbé Pierre, c'est-à-dire Emmaüs car ils acceptent tous les types de dons, sont ouverts le samedi et facilement accessibles en transports en commun depuis chez moi.

 

Je vous condense ainsi les quelques renseignements pratiques :

Adresse : 8 avenue Marius Berliet, à Vénissieux

Accès tcl : métro Parilly puis 7 minutes à pied

Grand parking pour se garer (ou places dans le boulevard)

Horaires d’ouverture : mardi, mercredi, vendredi de 14h à 18h

Samedi de 9h à 12h et de 14h à 18h

Emmaus.JPG 

Comment se passent les dons à Emmaüs ?

 

C’est tout simple, une fois franchi le portail, vous longez à droite pour accéder au quai de déchargement, où vous attendent des membres de la communauté Emmaüs pour récupérer vos dons. En 2 minutes, tout est emporté. Si vous voulez prolonger votre séjour, vous pouvez jeter un coup d’œil au bric-à-brac d’Emmaüs. C’est le grand hangar d’à côté, organisé thématiquement (meubles, électroménager, textile…), où l’on peut acheter, au profit de la communauté d’Emmaüs, ce qui a généreusement été donné. Et, comme le rappellent à juste titre les écriteaux : on discute de tout sauf des prix car la solidarité ne se marchande pas !

 

Donner, c’est gratifiant pour le donneur et utile pour les destinataires, directs (membres de la Communauté d'Emmaüs en réinsertion) et indirects (bénéficiaires des dons, acheteurs à moinde coût). Et tous les objets connaissent alors une seconde vie au lieu de finir en déchèterie ou dans les incinérateurs...  Alors, faites des dons !

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 15:56

Ouvrons l’œil, le suremballage nous guette, nous encercle, oups, nous a déjà pris dans ses filets composés de matières dérivées du pétrole… Il suffit d’analyser nos achats : films plastiques sur les denrées périssables, supports en polystyrène et filets en plastique entourant certains fruits ou fromages, boîtes en plastique [oui, je vais beaucoup répéter ce terme] servant d’écrins à d’innombrables objets ou aliments, boîtes en carton de biscuits, de céréales, de jeux, de lessive, sachets individuels « fraicheur », pots de produits laitiers, compotes en tubes [je les ai prises en grippe tant elles sont malheureusement à la mode et génératrices de déchets], flacons des savons liquides, shampoing ou après-shampoing... L’emballage peut être plus volumineux et en sous-couches tel le matériel informatique enveloppé d’un sachet plastifié et engoncé dans du polystyrène, le tout mis dans un carton passé sous la machine à blister. Tout le monde s’y met : la marmotte, elle n’entoure pas son chocolat de papier aluminium avant de le glisser dans un étui en carton ?? En bref, ça déborde de tous les côtés ! Certes, tous les emballages ne sont pas inutiles !! On n’est pas prêt d’acheter une chaine hifi « en vrac ».  Du coup, on peut aussi se dire qu’on échappe encore au pire : les véhicules ne sont pas encore livrés sous blister !!

 

Suremb_comp.jpgLes industriels ont un rôle primordial à jouer. Prenons l’exemple de la parapharmacie où ils sont très forts pour nous fourguer des emballages inutiles. Un pot de gelée royale, c’est petit (voir la photo). Le vendeur a donc peur que le consommateur soit aveugle [il est déjà affaibli puisqu’il prend de la gelée royale ;-D] et ne voit pas son produit en rayon : il le gonfle alors à coup de volume superflu. 2ème hypothèse complémentaire pour expliquer l’encombrant « paquet cadeau » : faire accepter le prix exorbitant d’un objet minuscule. Avec le suremballage, le consommateur en a pour son argent si l’on compte les matières premières ajoutées au produit de base. Le pire, c’est de savoir qu’il arrive que l’emballage coûte 50% du prix total du produit !!

 

Autre exemple avec certains compléments alimentaires (marque « OE » en l’occurrence). Ces petites pilules à avaler ne payent pas de mine. Toutefois, quand elles sont toutes ensemble dans leur boîte, elles doivent s’agiter dans tous les sens, pousser le couvercle de toutes leurs forces et risquer de s’échapper… car l’emballage fait 4 mm d’épaisseur. Pour contenir 28 g de pilules, il faut bien ça !! Convaincus qu’on nous prend pour des cons…ommateurs, alors signez la pétition sur le suremballage pour faire bouger l’Europe et ses Etats. En voici le texte à cette adresse-ci (http://www.over-packaging.eu/) et il existe un groupe Facebook « Pétition contre le suremballage », mené par Fréderic Crepin, l’initiateur de la pétition. Si le million de signature est atteint, le Parlement européen sera automatiquement saisi pour étudier cette cause écologique ! On en est presque au tiers des signatures !

 

Il ne faut cependant pas se contenter d’attendre l’action des industriels mais aussi joindre le geste à la parole et choisir en consomm’acteurs en réfléchissant avant d’acheter. Des solutions existent pour tous les modes de consommation : trouvez les vôtres [bon exercice d’ingéniosité] : privilégier les produits vendus en vrac et les gros contenants dits familiaux (par opposition aux portions individuelles), boycotter les sacs plastiques pour transporter ses courses et utiliser paniers ou sacs durables, trouver des substituts écologiques aux produits chimiques ménagers [ex : selon mon expérience perso, un sachet contenant des noix de lavage est l’équivalent d’une dizaine de grandes bouteilles de lessive]. Normalement, acheter « à la coupe » est plus écologique mais il existe quelques exceptions. L’an dernier, à l’occasion d’une soirée raclette, j’avais pris l’option d’achat « charcuterie à la coupe » au lieu d’acheter des produits industriels. A mon grand désarroi [ ;-D], le charcutier a pris le soin d’emballer salamis, jambon cru, jambon blanc, rosette et mortadelle dans autant de sachets différents et le tout, dans un grand sac… que, par contre, j’ai refusé. Il doit y avoir une guérilla secrète entre ces aliments qui « se mettent la pâtée » quand ils se côtoient... La prochaine fois, je précise que je veux tout dans un seul sachet [un mince film papier de séparation devrait suffire, même pour préserver les arômes] !

 

Attentifs aux habitudes des consommateurs [nos comportements font l’objet d’études tout au long de l’année] donc au boycott du suremballage, industriels et grande distribution adaptent leurs produits. Quelques exemples encore trop rares : tubes de dentifrice ou piles vendus sans emballages, yaourts sans carton pour les envelopper par paquet, produits self-discount en vrac, recharges de parfum pour remplir sa bouteille (Lire l’article du Monde publié dans Lyon Plus le 24 novembre 2010).

 

Alors, qui essaie de modifier ses habitudes d’achats dès demain ? Procédons progressivement, c’est plus facile !

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 23:25

 

La Semaine européenne « Réduisons nos déchets ! » 2010 a commencé ! Elle met sous les feux des projecteurs un sujet primordial : les déchets et les manières de contrôler leur volume. Tout au long de l’année, il est important de prêter attention aux déchets que nous générons. Or, instinctivement, nous zappons mentalement l’objet « ordure ». Réflexe logique : pourquoi regarder ce qui est moche, sans intérêt, inutile, associé très fortement aux microbes donc aux maladies… ?

 

Au minimum, l’éco-citoyen dépose ses déchets à la poubelle [ce n’est déjà pas si évident pour certains, malheureusement, preuve que cela s’apprend !]. Fin de l’action, fin de la réflexion = durée : 2 secondes.

Et si nous passions plus de temps à considérer nos déchets ?

Et si nous les voyions sous un autre œil ?

 

La tâche est difficile car, culturellement, nous avons été éduqués à rejeter le déchet. Revoyons-nous enfant, grondé par nos parents quand nous avions le malheur de découvrir le monde environnant avec nos doigts puis notre bouche… Nous tentions de goûter le bout de plastique qui trainait par terre… et c’était la tape sur la main avec le mot d’ordre systématique : « Touche pas, c’est sale ». Je confirme, c’était sale, mais là, on est adulte et ce sont de nos propres déchets dont on parle.

 

Historiquement aussi, l’évolution a été lente. Au temps de Cro-Magnon, l’homme des cavernes jetait, à même le sol de son gîte, les reliefs des repas, les silex cassés, les carcasses de bêtes… A tel point qu’il lui était parfois nécessaire de changer de caverne quand la promiscuité avec les ordures devenait nuisible. C’est après ces déboires que sont institués des lieux pour centraliser les déchets dans la caverne, mieux, le geste de jeter « au dehors ». Au moyen-âge, cette habitude est prise : on « balance » dans la rue et gare au passant malheureux qui se trouve sur le passage. Mieux vaut « tenir le haut du pavé », c'est-à-dire éviter le milieu de la rue qui récolte les déchets et les eaux de pluie souillées. En effet, la poubelle n’est inventée qu’en 1884 par le préfet parisien du même nom, date à laquelle une politique de gestion du déchet se met en place. Quel progrès ! Heureusement car aujourd’hui nous sommes quand même… 63 millions de Français et 472 000 Lyonnais à se côtoyer.

 

Pourtant, faut-il le rappeler, le déchet, c’est ce qui subsiste à la fin de notre acte de consommation, acte associé la plupart du temps au plaisir (dégustation, décoration, loisirs…).

CONSOMMATION
= PLAISIR (côté « positif ») = DECHET (côté « négatif »)

 

Il est beau, le nouveau canapé du salon ! Mais qu’est-ce qu’on fait de tous les cartons ? Wahh, on s’éclate avec cette nouvelle console de jeu ! Et que deviendront les piles livrées une fois épuisées ? Humm, quel délice le repas d’hier soir ! Sauf qu’il reste les épluchures, emballages et bouteilles à « faire disparaître ». N’oublions pas ce revers de la médaille et considérons l’ensemble de notre consommation : de l’amont - l’achat - jusqu’à l’aval - la valorisation et l’élimination des déchets.

 

Penser à ses déchets, c’est déjà considérer qu’il n’y a pas 1 mais plusieurs types de déchets : verre, cartons, objets composites, papier vs papier souillé, aliments, cannettes en aluminium, polystyrène, plastiques différents, huiles, liquides toxiques, piles, médicaments… Conclusion, rien que dans le cadre domestique, il ne peut pas y avoir 1 poubelle mais plusieurs « poubelles » : poubelle classique, poubelle de tri, compost, bennes à verre, déchèterie… Et réduire ses déchets, c’est jeter chaque ordure dans la poubelle qui lui convient. Mieux, c’est éviter d’acheter des emballages inutiles ou des produits qui ne seront pas utilisés donc gaspillés.

 

Pour savoir comment s’y prendre, consultez le site de l’Ademe « Réduisons nos déchets » et [pour une fois], soyez attentifs aux spots télévisés mettant en scène le tas d’ordure monstrueux dont le challenge consiste à le tasser.

 

Yes, we can ! 

 

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