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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 11:24

" Il entendit un coq chanter dans le lointain. Il savait que c'était le coq de Ramirez.

Dans le village, il était toujours le premier à chanter, avant l'aube.

Ce coq était comme un humain impatient. Comme ceux de la ville qui ont toujours l'art d'avoir tant à faire qu'ils n'ont jamais que le temps d'entretenir leur propre frénésie.

Ce n'était pas comme ici au village, où tout allait lentement, au vrai rythme de la vie.

Pourquoi les hommes devraient-ils courir alors que les plantes qui les nourissent poussent si lentement ? "

Découverte au hasard d’une lecture policière de vacances, cette phrase « slow » qui interpelle.

 

Mais pourquoi donc le même auteur fait-il balancer son stylo usagé en pleine nature par le héros quelques pages plus loin ??

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 14:27

Lu au CHRD, au sujet de la Résistance.

 

" Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu'à ce qu'elle étouffe. Elle n'étouffera pas sans t'avoir piqué.

C'est peu de choses, dis-tu. Oui, c'est peu de choses. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu'il n'y aurait plus d'abeilles.

 

Jean Paulhan, "L'abeille", Les Cahiers de la Libération, n°3, février 1944.

 

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 20:05

" Une fin d'après-midi, je tombai amoureuse d'un Arbre, dont j'ignorais le nom. "

(...)

" Je l'observais et l'aimais en toute saison : dénudé par l'hiver, ranimé par le printemps, magnifié par l'été, assourdi par l'automne. Je me dépouillais à sa cadence, renaissait à son rythme. "

 

Merci Andrée Chedid pour ces lignes tirées de la nouvelle Mon arbre et publiées dans Petite Terre Vaste Rêve.

 

 

Piétons, décollons les yeux du trottoir et regardons les bosquets et les parcs qui nous entourent. Certains sont "domestiqués" (massifs de fleurs), d'autres plus "sauvages" foisonnent de feuillus.

Qui sait si, nous aussi, nous n'allons pas tomber en pamoison devant la fougue d’une racine émergente, la douceur granuleuse d’un tronc, l’amplitude d’un feuillage...    

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 15:55

" Il y a tout de même plus de plaisir à vivre à rebours qu'à suivre la pente du pire ".

 

Citation de Kenneth White dans Le Rocher du Diamant : lettres de la Martinique (2002).

 

 

Remise dans son contexte, cela donne ceci :

 

" (...) on ne peut regarder la Martinique d'aujourd'hui sans se dire que, sur le plan écologique, elle n'est plus que l'ombre d'elle-même.

 

Face à de telles stupidités, qui ne sont évidemment pas spécifiques à la Martinique, mais qui se répètent, avec une régularité désespérante, partout dans le monde, on se dit que l'homme finira bien par détruire la planète.

 

Cela n'empêche pas d'essayer de maintenir une autre pensée, une autre manière d'être au monde. Il y a tout de même plus de plaisir à vivre à rebours qu'à suivre la pente du pire ".

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