Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 22:18

Il y a longtemps que je n’avais pas évoqué les murs végétaux si chers à mon cœur, ces petites cascades de verdure qui parsèment le Grand Lyon. C’est pourtant un sujet passionnant et d’avenir ! La ville du futur sera couverte de végétation… ou ne sera pas. Et dans le genre, le Grand Lyon aime ses murs, qu’ils soient peints ou nature ! Des murs végétaux poussent rue de l’annonciade, quai Fulchiron, à Perrache, à Cusset (Villeurbanne), près de la piscine de Caluire…

Pas étonnant qu’ils foisonnent puisqu’ils ont toutes les qualités à moindre frais (peu d’eau, peu d’engrais) en jouant de multiples rôles : avaleurs de pollution routière, embellisseurs de béton et bitume, bouchons contre les nuisances sonores, garants de l’isolation thermique été comme hiver… C’est fou comme 1) la nature nous rend service et 2) on est lent à le (re)découvrir .

En matière de pollution routière, le mur végétal de Perrache est une « superstar » depuis le début de l’année 2012. Qu’ont donc de si extraordinaires ses 17 rayures de verdure ? Et où se situent-elles d’ailleurs ? Pour les voir, prenez la passerelle menant du centre commercial à la gare ou descendez dans le cours de Verdun Gensoul. En faisant preuve de prudence [Je parle des bus !! Pas de la mauvaise réputation exagérée du « bouchon »], vous pouvez même aller leur caresser les feuilles vers les arrêts de bus du centre d’échange, à l’ouest.

Pour en revenir aux 2 murs végétaux (590 m²) de Perrache, qui s’épanouissent depuis 2007 et 2010, ils sont les héros d’aventures scientifiques menées depuis quelques années par Anne Roudeau et la société Canevaflore, le fleuron lyonnais du mur végétal. Cette doctorante de Lyon 1 teste leur impact contre la pollution. Eurêka ! Leur efficacité est prouvée ! Les batteries de tests – réalisées en laboratoire sur des répliques du centre de Perrache – prouvent les réductions de polluants et gaz suivantes : hydrocarbures : - 70% à - 90% ; oxyde d’azote (le fameux NO² + LIEN) : - 50% ; particules fines : - 40% à 70%. Les tests en réel peuvent enfin commencer !

Perrache_comp.jpgC’est qu’il ne paresse pas le système de « biofiltration végétalisée » mis au point et breveté par Canevaflore pour avaler les saletés qu’on trouve dans l’air pollué. Quelques mots sur le fonctionnement [bien expliqué dans Le Monde du 15 décembre 2011]. Une partie de l’air vicié présent dans le parc de stationnement est aspiré à l’aide d’un système de ventilation mécanique puis impulsé à travers la terre, le substrat des plantes vertes des murs végétaux qui la « filtrent ». C’est là qu’entrent en action les voraces bactéries présentes dans la terre en absorbant les hydrocarbures, le CO², les particules, les composés organiques volatils, … Beurk. Bon appétit…et merci pour le coup de machoires purificateur ! Pas de confusion, ce ne sont pas les plantes qui absorbent la pollution mais bien les micro-organismes contenus dans le substrat (20 cm d’épaisseur), dont la qualité est fondamentale. Constitué d’un mélange de fibres végétales et de matières minérales d’origine naturelle (roches volcaniques…), il est placé dans un maillage en acier galvanisé, qui sert d’armature à l’écran végétal.

A Perrache [il existe un autre mur expérimental de ce type à Paris], les 2 murs végétaux peuvent traiter 20% de l’air pollué, le reste s’échappant par d’autres voies comme les entrées et fenêtres. Or, à Perrache, où passent plus de 110000 véhicules par jour, obtenir la moyenne ne serait pas du luxe pour notre santé. Il est donc prévu d’en installer deux autres ce qui parerait le centre commercial d’un élégant pyjama rayé vert et blanc. J’ai hâte…

… surtout que ces murs végétaux sont aussi des « murs du son » ! La société Canevaflore a prouvé que l’atténuation des nuisances sonores peut aller jusqu’à 32 dB. Le 15 décembre 2011, l’innovation a été primée aux « Décibels d’or » (cérémonie organisée par le Centre national du bruit (CNB)), dans la catégorie « matériau acoustique » et a reçu - roulement de tambour - le décibel d’Argent !

Après Perrache aujourd’hui, j’espère que, dès demain, les urbanistes prévoient de transformer Lyon en "place de terreaux" et de végétaliser à fond, par des trames vertes reliant les parcs et des toits-terrasses arborés !! A quand une luxuriante toison verte sur l’immeuble qui jouxte la Médiathèque de la Part-Dieu ?

A quand aussi, une loi qui impose, allant plus loin que la simple obligation d’extraire l’air des parkings, la dépollution de leur lourde « atmosphère » ?

Partager cet article
Repost0
30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 20:43

Et bien ce n’est pas une bouteille mais un berlingot de lait !

Bien en vue dans un distributeur de Villeurbanne, il témoigne d’une initiative réussie menée par quelques éleveurs de la région lyonnaise qui ont pris le taureau par les cornes [et la vache par le pis] pour aller chercher le client où il se trouve. En l’occurrence, l’amateur de lait cru vit à Villeurbanne… mais c’est toute une histoire qu’il faut conter par le début.

 

L’aventure du lait en distributeur commence en 2009 avec la crise du lait, qui se traduit, pour les agriculteurs rhodaniens, par une baisse de prix de 10 centimes. 10 centimes de moins, quand la coopérative laitière achète le lait à 20 centimes le litre au lieu de 30, c’est une chute radicale... Parmi les « paysans » concernés (oui, ils revendiquent l’appartenance à « l’agriculture paysanne », noble pratique qui se distingue de l’agriculture intensive), les propriétaires de 4 exploitations agricoles de l’ouest lyonnais commencent à réfléchir aux moyens de développer la vente directe qui leur permettrait de ne plus être la « vache à lait » de quiconque.

Au même moment, l’un d’eux rencontre l’association Arc en Ciel, dont l’objectif est l’assistance au développement de projet. La problématique bien réelle des agriculteurs devient leur premier cas pratique et la cogitation aboutit à la proposition d’installer un distributeur de lait dans la mythique rue de la Ré. Le projet n’émerge pas car la rue est incompatible avec la « pousse » de distributeurs. La vente directe commence cependant, vers août 2010, lors de permanences à la MJC du plateau de la Duchère puis à la Guillotière.

On est loin cependant du laitier en costume proposant ses timbales de fer ou ses bouteilles en verre dans les quartiers. Le lait est vendu, comme c’est le cas actuellement, en berlingots ! Le système connaît ses limites : contraintes des horaires fixes (pour les clients) et nécessité de la présence d’un vendeur.

C’est là que rejaillit l’idée de distributeur. 24h sur 24h, quiconque a envie de boire un « blanc de blanc » peut désormais le faire lait-galement. La rue de la Ré est oubliée, le projet réétudié : le 29 février 2012, au 65 route de Genas (Villeurbanne), le 1er distributeur de lait grand lyonnais est inauguré.

P3251028webComment ça se passe pour nos laitiers ? Le prix de vente correspond au prix de production (coût de la matière première, temps de travail…) auquel on ajoute les charges d’empaquetage (coût des berlingots, locations du distributeur et de l’emplacement…). Ce prix prend en compte, heureusement, une « marge de sécurité » prévue pour permettre aux agriculteurs de faire un peu de bénéfice. Le consommateur achète donc le lait à 1,20€ le litre ou 2 € les deux litres. Pour être rentable, il faut vendre 700 litres par mois, soit grosso lacto 120 litres par semaine. Le ravitaillement est assuré par la société Arc-en-Ciel, associée aux agriculteurs dans la société au doux nom de « Monts Lait ». Tous les deux jours, les invendus sont récupérés (ils serviront à nourrir les veaux des fermes) et remplacés par du lait tout frais [pas risque de transformation en fromage : le délai de consommation est de 4 jours]. Pour le premier bilan, un peu de patience et verdict en fin d’année 2012 (la location étant annuelle).

Ah, j’oubliLait !

Consommer du lait cru, qui plus est en berlingot, nécessite un minimum de pratique. Un sachet de liquide, c’est mou donc ça ne tient pas tout droit dans le frigo contrairement à une brique de lait. Prenez donc garde aux explications mentionnées sur l’emballage dessus pour bien l’ouvrir et le conditionner. De plus, il faut savoir comment le cuisiner alors voici quelques idées gourmandes : béchamel, gratin dauphinois (le lait remplaçant la crème puisqu’il contient 40% de matière grasse), flan aux œufs, crème au chocolat…

AlLAITchant, non ?

* Laiterie des Monts du Lyonnais : fermes La Font-du-Loup (Meys), Le Pis-Vert (Pomeys), Les Deux-Hélices (Duerne), Le Prat (Saint-Martin-en-haut)

 

Partager cet article
Repost0
11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 22:12

Lyon, ville d’innovation, nous en met… plein la vue ! La dernière trouvaille : des plaques de rues solaires pour faire briller quelques noms du 3ème arrondissement 24h sur 24h. Le « Cours de la Liberté » en jaunit d’émotion. Désormais « à la pointe », les plaques de rue chargent chacune leur cellule photovoltaïque afin d’alimenter une batterie pour mieux resplendir toute la nuit. Wahh !

 

Nan, faut pas croire, c’est très utile, les plaques éclairées !

 

D’abord pour les automobilistes. Certes, ils ne sont pas très nombreux puisque tout le monde fait enfin l’effort de laisser sa voiture dans des parcs relais et de se déplacer en centre-ville en transport en commun [l’espoir fait vivre ]. Revenons-en donc aux réfractaires aux TCL. Quel changement pour eux ? Ils voient mieux les plaques de rues. Comme elles sautent aux yeux, c’est le bonheur pour se repérer aisément. Ah, j’entends des voix dire que les voitures sont équipées de GPS et qu’on ne cherche plus le nom des rues. Ce n’est pas faux ! Eh bien, ils n’ont qu’à le débrancher durant les 100 mètres équipés de plaques solaires et passer la tête à travers la vitre ouverte, « comme au bon vieux temps », pour profiter de ce gadget cette innovation. Attention cependant de ne pas se faire « décoiffer » par un vélo’v qui double, ce serait bête d’être un béat abîmé.

 

Les cyclistes et les piétons sont les grands « bénéficiaires » du nouveau système car, eux, ils n’ont pas de GPS ! Bigre, comment je pouvais m’en passer avant ? Hum. J’approchais mon deux roues ou mes deux genoux de la cible zieutée, je levais la tête et je décryptais l’écriture… à la lueur des éclairages publics. Donc, là, je fais la même chose (d’un point de vue mécanique, pas de changement puisque je n’ai pas de vue bionique) et… je suis éblouie, c’est le petit plus .

DSC01237web.jpg 

Bon, vu que les raisons de l’implantation ne semblent pas être utilitaires, elles doivent êtres liées au « prestige » du quartier de la Préf’. Le choix vise en effet à mettre en valeur le « Carré Préfecture » du nom  choisi pour le « rebaptême » [bien oui, on dit bien rebaptisé] du pâté de maisons au nord de l’Hôtel de la préfecture, jusqu’au cours Lafayette. Mouais, c’est surtout révélateur d’époque actuelle, celle où l’on remplace systématiquement le vieux par du neuf ou du technologique, même si le progrès n’est pas notable. Et les plaques solaires sont « hyper tendances ». Demander son avis à un promeneur nocturne ou un touriste noctambule… si vous y arrivez. Ne cherchez pas, il n’y en a pas dans le quartier [sauf quand il y a les superbes expositions autour de la Préfecture !]. Au mieux, on croise des « passants », qui rejoignent des lieux plus vivants. Conclusion, désormais, les insomniaques et les nightclubbers voient mieux le nom de rue qu’ils ne connaissent pas et qu’ils n’ont pas besoin de connaître . Il est encore loin le temps où l’on se donnera rendez-vous au « croisement du cours de la Liberté et de la rue Rabelais » au lieu des traditionnels « sous la queue du Cheval » ou « place Saint-Jean ».

Partager cet article
Repost0
30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 11:27

En parallèle au Rhône et en face de l’église Saint-Georges, le quai Fulchiron s’est doté d’un petit mur antibruit « mignon tout plein ». Il ne paye pas de mine, avec ses 14 mètres aux fleurs multicolores sur un quai qui en fait une centaine, mais c’est pourtant un prototype de mur végétalisé qui a été conçu par l’association Acoucité et la société Canevaflor pour absorber les bruits de la circulation. Canevaflor est une entreprise de Tarare spécialisée dans les murs végétaux dépolluants : rafraichissez-vous la mémoire en (re)découvrant leur récente œuvre du bas des pentes (lire ici). Quant à Acoucité, ce sont les veilleurs des ondes sonores de Lyon et je vous conseille de faire une visite virtuelle sonore du parc Sergent-Blandan ou du quartier Part-Dieu depuis leur site web, c’est amusant et instructif.

Mur-antibruit.jpgDerrière le monticule verdoyant de 1 mètre de haut (voir le diaporama), les sons sont étouffés. N’ayez pas peur du ridicule et testez ! Construit à partir de matériaux recyclés [ah, c’est pour cela qu’il y a des sortes de pépites blanches  dans la terre] et de plantes, le mur freine les ondes sonores. Des micros [bien cachés| sont installés pour tester scientifiquement l’impact de ce « mur du son ». Si l’expérience est concluante, Lyon et d’autres villes pourraient essaimer ce type d’installations pour le bien de nos oreilles car, dans notre  environnement urbain, 80% des nuisances sonores sont provoquées par le trafic routier.

Au fait, Canevaflor a-t-il pensé à implanter des espèces de fleurs qui plaisent à nos butineuses des villes ?

Partager cet article
Repost0
7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 22:24

Avez-vous profité de la Semaine du Développement durable et de son Forum organisé par la Ville de Lyon entre  les 1er et 7 avril 2011 ? Pour ma part, oui. N’ayant pu me libérer le week-end ni en journée, j’ai lorgné sur les quelques activités en soirée et me suis retrouvée mardi, à 21h, sur le pont Maréchal Juin, qui surplombe la Saône entre le quai Romain Rolland (dans le 5ème) et le débouché de la rue de Grenette (vers Saint-Nizier). Un responsable du bureau d’étude de la Direction de l’éclairage public lyonnais attendait les [rares] fondus d’écologie nocturnes pour expliquer la particularité du lieu.

 

Il ne s’agissait pas d’apprendre l’histoire d’un pont en béton qui a vu peu d’eau couler sous lui (il n’existe que depuis 1973) mais d’évoquer son éclairage révolutionnaire à base de LEDs (Lampes à diode électroluminescente). Comme quoi, les révolutions technologiques sont discrètes car, si on ne nous les pointe pas du doigt – en tendant l’index vers le ciel en l’occurrence - on ne les remarque pas. Figurez-vous que les 20 lampadaires qui assurent son éclairage se composent uniquement de leds. Levez-le nez, comparez les ampoules des autres lampadaires à proximité, et vous comprendrez-mieux.

 

DSC09932.JPGLes leds, ce sont les ampoules de ma lampe de poche sans pile [rechargeable indéfiniment à l’huile de coude]. Surtout, c’est la technologie d’avenir en matière d’éclairage et le pont Maréchal Juin en est un exemple rare : premier éclairage public d’un lieu de voirie de Lyon [en 2 phases : 3 lampadaires installés pour le 8 décembre 2010 puis les 17 autres en janvier 2011, après une période de test] et l’un des premiers de France. Depuis 4 ans, les LEDs étaient déjà utilisées progressivement dans le paysage urbain lyonnais mais uniquement sur les monuments publics (Abbaye d’Ainay, tour de radio-télévision située sur la colline de Fourvière, Manufacture des Tabacs…). En effet, elles présentent la caractéristique de diffuser un faisceau lumineux restreint, ce qui convient à la mise en lumière d’une façade ou d’un volume (on quadrille les courbes et surfaces de led) mais pas à celui des voies publiques. Or, cette technologie, qui n’est pas encore « arrivée à maturité », s’améliore à vitesse grand V. En quelques années, le problème a été réglé en misant sur le travail d’équipe : c’est la « mêlée » des 64 rugbymen led (de 95W) de chaque luminaire, réverbérée par un prisme pour irradier les alentours, qui permet une luminosité homogène, efficace, sans éblouissement ni impression de halo rond au sol et avec un bon rendu de lumière [vive la lumière « tiède », appellation scientifique personnelle qui désigne le blanc moins « froid » qu’une led classique qu’on obtient sur le pont, de nuit bien sûr].

 

La led, c’est du costaud : sa durée de vie est de 50000 heures soit 12 ans [durée de vie dite « théorique » puisqu’aucune led n’a encore fêté autant d’anniversaires]. Mais quid de la pollution qui risque d’obscurcir le halo avant l’âge de la retraite de ces ampoules ? Car faire passer le chiffon à des électriciens en hauteur sur la nacelle d’un camion est une activité acrobatique fort coûteuse. Cette expérimentation nous le dira…

 

DSC09945.JPGLa led est aussi écolo : elle consomme beaucoup moins d’énergie par an qu’une « lampe à décharge » (lampadaire de voirie habituel, dont l’ampoule technologiquement « has been » est à changer tous les 4-5 ans). Pour ces 20 luminaires à led, l’économie est de 12240 kWh par an, soit 1240 € annuels économisés pour un niveau d’éclairement doublé, et une économie de 1,34 tonnes de CO2 (chiffres Ville de Lyon). Multiplié par le nombre de points lumineux répartis dans la « ville des Lumières » (68000 !), l’économie d’énergie et le gain pour l’environnement sont gigantesques. Malheureusement, la généralisation n’est pas pour tout de suite. A défaut d’un volume de production important, leur coût est 4 fois plus cher qu’une ampoule normale.   

 

Très bonne nouvelle cependant, cette expérimentation en réel du pont Maréchal Juin était une opération « donnant – donnant » : leur fabricant les a fournit gratuitement à la ville de Lyon, comme gage de la maturité de son produit, en l’échange du choix d’un lieu « bien situé ».

 

Souhaitons une longue vie lumineuse à ces jeunes leds au sein de notre ville. Et si leurs vieilles cousines ont perdu de leur éclat dans votre quartier, n’oubliez pas de le signaler à « Lyon en Direct » au 04.72.10.30.30 pour que l’un des 67 techniciens du service de l’éclairage public [les mêmes qui gèrent les 68000 points de lumière] illumine votre nuit. 

Partager cet article
Repost0

Qui Suis-Je ?

  • : Ecolyon.over-blog.com
  • : Mon point de vue écocitoyen sur Lyon et ses alentours, enrichi d'une pointe d'information sur la vie culturelle. Un peu d'actu, mes expériences d'écovolontariat, des conseils de lecture, des citations... et une touche d'humour. Pour voir la vie en vert !
  • Contact

Recherche