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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 19:20

En 2012, les Journées européennes du Patrimoine se déroulent sous les thèmes du « Patrimoine caché » (choix  européen) et de « La nature » (préférence du Grand Lyon). Vous ne l’avez pas forcément remarqué mais depuis quelques années, il y a 2 thèmes, deux affiches, etc… En effet, l’Europe détermine trop tardivement sa thématique pour que notre communauté d’agglomération (et d’autres collectivités en France) puisse en tenir compte pour sa programmation. Normal, ça se rédige pas à la dernière minute  un épais programme de sorties en plein air, visites de vieilles pierres et balades extraordinaires !  Dommage quand même pour la lisibilité auprès du public.

Or, le patrimoine caché ou méconnu naturel foisonne du côté de l’est lyonnais. Qui a déjà foulé l’herbe du parc du Vinatier ou du parc de Chambovet ?

Les JEP sont l’occasion de franchir, en groupe aux rangs serrés autour du guide de l’Office du Tourisme [peur du danger ?], les grilles du Vinatier, l’hôpital psychiatrique dont le simple nom fait frémir. Oubliez vos craintes inconsidérées et osez vous promener dans ce parc urbain de 74 hectares, le 3ème de Lyon /Bron, après la Tête d’Or et Parilly. Vous n’y croiserez pas d’aliéné portant l’entonnoir de travers, pas d’infirmier brandissant une camisole de force [bon, évitez quand même les comportements farfelus, on ne sait jamais], pas de Pierrot le fou mais quelques patients… dont c’est à nous de veiller à ne pas troubler la tranquillité.

Les impressions qui émanent du lieu sont la quiétude et l’immensité. Une fois parcourue l’allée bordée d’arbres [très «  19ème siècle »] débouchant sur  la chapelle (1874) au toit vernissé, le regard peut s’évader. Tout pousse à la cure de repos : les longues pelouses aux herbes folles, la vigne (qui a donné son nom au Vinatier) grimpant le flanc d’une colline panoramique [wah, c’est bô le périph est], quelques serres et un verger… Pour les fous de botanique, un parcours permet de sillonner le parc à la recherche des essences remarquables (cèdre bleu, magnolia, gingko biloba…) et d’errer à côté du pavillon des malades difficiles [genre « Hannibal Lecteur » vu les mesures de sécurité comme la hauteur des murs et les barbelés]. Au détour d’un bosquet, non, ce n’est pas une hallucination, vous… apercevez d’étranges captifs : les chèvres naines et les daims, cousins du parc de la Tête d’Or qui les a données en 1965.

Avant de quitter ce lieu d’asile, passez par la  Ferme, l’espace culturel de création mis à la disposition des patients et salle d’exposition ouvert à tous. Certaines œuvres témoignent d’un certain Génie [la folle hum, culture littéraire oblige]. Et n’attendez pas les prochaines JEP pour (re)venir : le parc du Vinatier (95 bd Pinel, bien desservi par le tramway) est ouvert les week-ends, du samedi 14h au dimanche 18h (20h en été).

A quelques centaines de mètres de là, un autre parc était en folie le dimanche 16 septembre 2012, celui de Chambovet, sur la colline de Montchat. Et il y avait une bonne raison de faire la fête : le site et les jardins ouvriers attenants (48269 m² au total) sont concédés à la Ville de Lyon dès le prochain conseil municipal (le  11 septembre 2012, le 3èmearrondissement a entériné le principe de cette acquisition). Hourra ! Plus de risque qu’un fou furieux en fasse un parc… immobilier ! Les HCL le revendent à Lyon (qui leur avait cédé en 1960) pour une somme de 580000 euros. Folie douce ? Non, je démens [dernier jeu de mot], c’est la victoire d’une mobilisation citoyenne solide depuis 40 ans pour la protection de cet espace champêtre.

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 18:43

Sensations

 

J’ai pratiqué une relecture de mes vacances passées « au vert » et « au bleu » et voici ce que cela donne. Juste le reflet de l’écoute de la nature, quelques impressions toutes simples, des sensations gratuitement procurées par les éléments naturels

 -          La vue :

Un panorama de montagne apprécié depuis un accueillant rocher ; un paysage minéral atypique

-          L’ouïe :

Le ressac ; les cris puissants d’oiseaux de proie s’appelant et tournoyant au dessus d’un village.

-          L’odorat :    

Le parfum des pins.

 

-          Le goût :  

Des noisettes, ramassées au pied de l’arbre, qui ont eu le temps de murir ; des tomates gorgées d’aromes.

 

-          Le toucher :  

Le « mouillé mousseux » de l’écume des vagues, qui, à l’orée de la plage de sable, lèchent les pieds par intermittence ; le délicieux réchauffement du corps grâce à un courant chaud d’eau de mer

 IL082012.JPG

Rencontres

-          Une libellule dont la curiosité – partagée – nous amène à faire un bout de chemin ensemble. Chatoyance des couleurs irisées (jaune-orange-vert et bleu de ses yeux), observées à quelques cm puisque la belle se laisse scruter, posée sur une herbe sèche (à défaut de faire de mes mains sa piste d’atterrissage)

 

-          Des cormorans s’activant à pêcher. Où comment suivre et voir un oiseau voler sous l’eau… (masque et tuba conseillés)

 

-          Un poisson remarqué près de la cote dont la beauté stupéfiante (immémorable zig zag bleu fluo tatoué sur la longueur de sa tête) fait penser qu’il a du s’égarer depuis des eaux plus lointaines

 

Anecdotes

 

-          La tête ahurie d’un campeur voisin devant mon refus d’utiliser son puissant insecticide, généreusement proposé. Non, je ne marquerai pas mon territoire par un liseré blanc-bleu antif-fourmi. Et pourtant, on avait bien des fourmis, nous aussi, mais pas dans la tente ni dans la nourriture (mise à l’abri). Ces petites fourmis noires (il est vrai très nombreuses) ont donc continué à nous chatouiller un peu les pieds sans jamais nous piquer [j’en connais des plus voraces et pénibles dans les parcs urbains de Lyon, pourtant, et heureusement, on n’y voit pas d’homme aux cercles bleus].

 

-          Le tapis de la voiture, côté passager, couvert de déchets recyclables (papier, cartonnettes, conserves, verre) formant un matelas confortable pour les tongues, le temps de trouver un container approprié. Ah, c’est encore très dur, dans ce coin de France, d’arriver à recycler les emballages consommés. Le défi a cependant été remporté [spéciale dédicace à Christelle qui l’a également relevé et réussi lors de son séjour].

 

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 18:08

Si le Grand Lyon connaissait déjà les navettes gratuites mais éphémères (cf. « Navettes fluviales : que de BACs à Lyon ! »), là, pas de blagues [juste des vagues], une navette fluviale vogue désormais sur la Saône !

Depuis le 8 avril 2012 et pour une expérimentation de 2 ans, les actifs, les touristes et les curieux peuvent aller au boulot en bateau, visiter en voguant et flâner en flottant. 60000 passagers annuels sont escomptés.

3 arrêts sont desservis : Saint-Paul, Bellecour-Tilsitt et Confluence. Tous les jours, un départ est prévu chaque demi-heure, de 7h à 21h30. La croisière dure maximum 30 minutes [pas le temps d’avoir le mal de mer] : départs à heure fixe de Saint-Paul, à H + 10 minutes de Bellecour en direction du confluent, à H + 30 de Confluence, à H + 50 de Bellecour vers Saint-Paul.

Ce nouveau transport en commun (bateau hybride de 70 places) n’appartient pas à la flotte TCL : il navigue sous le pavillon du quartier de la Confluence, 2ème pôle commercial de l’agglomération derrière la Part-Dieu, via l’entreprise Unibail-Rodamco. L’objectif est de faire amarrer à bon port les flots de clients du nouveau centre commercial… Et pour cela, le ticket du « paquebot » [à l’équipage en tenue] coûte 1,50 euros l’aller. Difficile d’affirmer que c’est une vraie solution alternative à la voiture (le trajet et la fréquence sont limités, le billet non compatible avec le réseau TCL) mais c’est une tentative dans ce sens, appréciable tant l’engorgement du quartier de la confluence est craint.

Profitons-en donc pour rappeler qu’il est possible d’explorer ce quartier « tendance » en laissant sa voiture au garage. D’autres moyens de transport existent : tramway T1 (IUT-Feyssine / Hôtel de région-Montrochet), navette presqu’île S1 (Saint Paul – La Sucrière), ligne 63 (Perrache – Oullins), navette reliant Debourg à Confluence dans quelques semaines, vélos et Vélo’v …

Et comme le nouveau centre commercial n’est pas prêt de couler, rien n’oblige à aller à la Confluence exprès pour consommer ! Par contre, se balader le long des quais ou de la rade nautique, guetter l’émergence progressive du Musée des Confluences ou découvrir les expositions gratuites proposées en semaine par l’Hôtel de Région sont des motivations pour s’immerger dans le quartier.

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 20:42

En parallèle à l’illumination aux loupiotes qui fait tout le charme du 8 décembre (cette heureuse tradition se poursuit ; rappelons aux Lyonnais l’importance de leur implication festive), le festival de la Fête des Lumières pare Lyon de couleurs pendant 4 nuits (du 8 au 11 décembre 2011, pour sa 13ème édition).

 

Le temps doux et les escales artistiques sont une invitation à la promenade dès le crépuscule pour admirer les spectacles incontournables ou les clins d’œil lumineux plus modestes.

 

La Fête des Lumières 2011, c’est, en quelques adjectifs :

 

-          Classique et symphonique sur la façade de la cathédrale Saint-Jean, qui, toute belle après son lifting, laisser révéler la pureté de ses traits, sans fard (pas de statues)

-          Virevoltant sur la passerelle du palais

-          Interactif, amusant et bluffant sur la façade du théâtre des Célestins, qui rompt avec le classicisme pour laisser la place aux joueurs

-          Eclectiquement musical dans la cour de l’Hôtel-Dieu

-          Multicolore au dessus de la queue du cheval, pour nous faire lever le nez et regarder... Là-haut. Les ballons sont un point de repère bien visible depuis Perrache comme depuis l'esplanade de la Grande Côte !

-          Rafraichissant sur les berges des Terrasses de la Guillotière (je pensais qu’il s’agissait de beaux brins d’herbe mais ce sont des algues, les pieds dans l’eau du Rhône)

-          Globuleux sur la place Anthonin Poncet 

-          Enfantin au-dessous de l'esplanade de la Grande Côte

-          Pyrotechnique et soufflant vers le Gros Caillou

-          Naturel et zen au jardin d'Ivry

-          Eblouissant et relaxant au milieu de l'amphithéâtre des Trois Gaules, l'un de mes coups de coeur avec le flipper et les herbes folles

-          Minimaliste sur la place Sathonay et pendouillant autour du Général Blandan

-          Humanitaire à Saint-Nizier

-          Contraignant au Parc de la Tête d'Or sauf le tableau féérique de l'entrée (en fin de parcours)

-          Réminiscent à la station Ampère car le brasero rappellent ceux du parc de la Tête d'Or pour l'édition 2010 (si réussie)-          Interactif et glouton sur la place Saint-Anne

-          Lettré et temporel place des Archives

-          Sage sur le chevet de Fourvière 

 

-     Et partout éphémère !! 

 

Pour faire écolo, le festival a sorti ses myriades de LEDs : elles agitent et électrisent les agiles personnages de la place de la République, sont présentes dans les rues Victor Hugo, Paul Chenavard, à l’Hôtel-Dieu… soit 13 projets artistiques au total.

 

Le recyclage a aussi la cote : bouteilles en plastique revalorisées pour faire éclore 3000 fleurs composant la sculpture de la place de la Paix, d'une part, et partenariat avec Récylum, d'autre part. Cette entreprise de recyclage des tubes et lampes usagées « allume » le parc de la Tête d’Or et rappelle que, en l’honneur de l’année de la forêt, les Lyonnais sont invités à rapporter leurs lampes usagées, celles-ci seront « transformées en arbres plantés en Indonésie » (ah, c’est beau la magie des fêtes). Bon, la plaquette n’éclaire pas plus notre lanterne sur cette mutation. Le mieux c’est d’aller voir ce que donne cette Lumibox, si possible les mains pleines…

 

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 21:53

Dans le Grand Lyon, on a le choix en ce moment pour voguer sur l’eau gratuitement (ou presque). Voici deux occasions à saisir pêcher, car à durée limitée !

Le 1er bon plan est écologique et slow :

Depuis début août et jusque fin octobre 2011, une navette 100% énergie renouvelable circule sur le canal de Jonage. Son « carburant » ? L’eau et le soleil. Les moteurs puisent dans une batterie d’une tonne, alimentée par les 50 m² de panneaux solaires et rechargée chaque nuit par la centrale hydroélectrique de Cusset. L’alliance de ces deux sources d’énergie est indispensable car, avec le photovoltaïque seul, il y a un risque de croisière écourtée [un gros nuage… et le circuit touristique tombe à l’eau ;-D]. Le prototype, un catamaran de 17 mètre de long [venu d’Espagne en remontant fleuves et canaux, d’où un retard dans le début de l’expérimentation] est loué par le Syndicat Intercommunal d'Aménagement du Canal de Jonage, en partenariat avec Edf.

Au-delà des considérations techniques, qui sont bien expliquées par le personnel navigant, l’expérience est sensorielle. Mettez à contribution l’ouïe et l’odorat : on n’entend ni ne sent rien ! Pas de bruit de moteur, de raclement à fond de cale, de jet crasseux et malodorant de gasoil… Vous pouvez passez en « mode slow » et vous laissez bercer par le doux mouvement du navire qui évolue sans à-coup et ne laisse pas de vague de sillage derrière lui, contrairement à une embarcation habituelle. Concentrez-vous sur le paysage qui défile : profil de la digue artificielle bordant les 19 km de canal [dont la construction s’est achevée en 1899], barrage de Jonage, façade imposante de la centrale hydroélectrique de Cusset, déversoir, jupes des ponts sous lesquelles on se faufile (ponts de la sucrerie, de Meyzieu, d’Herbens). Et gardez un œil sur la nature tout autour de vous : castors, ragondins et tortues peuvent improviser une apparition, surtout, une grande variété d’oiseaux sont observables (apportez vos jumelles) : cormorans, hérons, foulques, aigrettes, cygnes [oiseau de lac type car il n’aime pas le courant]. Moins visibles, les poissons sont également de la compagnie, profitant d’un canal profond d’environ 5 mètres (et même 9 mètres vers le pont de Meyzieu) : brème, tanche, sandre et deux espèces invasives, la perche du Canada et le silure.

DSC02151.JPGLa croisière, au terme de 2 heures de sérénité mais aussi de pédagogie, est instructive sur les plans historique, technique et environnemental. A mon avis, le 3ème aspect doit être accentué pour en faire un véritable atout lorsque la prestation deviendra payante. Il pourrait être intéressant de prêter aux participants des brochures sur la faune et la flore visibles ainsi que l’équipement adéquat pour leur observation (jumelles).

Pour finir, une petite proposition de circuit pour ceux qui auraient embarqué au Pont d’Herbens : « larguez les amarres » jusqu’à la ferme des Allivoz (15 minutes à pied), pour visiter leur jardin pédagogique croquignolet !

Désormais, si vous voulez profitez des dernières semaines de cette expérimentation gratuite, il faut guetter [patience et persévérance !] les places disponibles sur le site web du Grand large.  

Sinon, testez la navette citadine lyonnaise.

 

Le 2ème bon plan en matière de navette fluviale est celle de la Biennale d’Art Contemporain (BAC) de Lyon. Je suis une « abonnée » depuis sa création et en profite donc tous les deux ans !

Si vous êtes fan d’art contemporain, profitez de cet événement lyonnais incontournable et ne méprisez pas la croisière fluviale qui est une de ses « plus-values ».

Si vous détestez l’art contemporain, prenez votre billet rien que pour la navette et sillonnez Rhône et Saône.

Dans un cas comme dans l’autre (amateur d’art contemporain ou non), tentez le parcours du nord (Musée d’art contemporain) au sud (Sucrière) en passant par le cœur de Lyon (quai au niveau de Bellecour et de la fameuse « verrue bariolée »), de jour comme de nuit, durant l’été indien comme dans les frimas de décembre ! C’est l’occasion de franchir le Confluent [Séquence émotion !], d’avancer sans effort en narguant les sportifs des berges du Rhône, de faire une croisière nocturne [la nuit tombe vite en fin d’année] sur un bateau mouche qui mériterait d’être aussi prisé que ceux de Paris. Et tout cela est possible avec comme simple ticket d’entrée celui de la Biennale (prix sans réduction : 12 euros pour 4 lieux d’expo).

Convaincus ? Voici alors les informations pratiques :

- La navette circule les samedis et dimanches de septembre à décembre 2011

Ses horaires sont consultables sur les « abriboat » [cf. abribus] des 3 stations, qui sont :

1)      Bellecour (station d’amarrage principale) desservant la Fondation Bullukian. Depuis cette station, on peut rejoindre les deux autres (attention à ne pas se tromper de sens).

2)      Musée d’Art contemporain de Lyon (Cité internationale)

3)      Sucrière (quartier de la Confluence)

 

- 30 minutes de trajet entre chaque station

- 1 départ toutes les heures à chaque station, soit :

entre 13 et 18h de Bellecour

entre 13h30 et 18h30 du MAC de Lyon (terminus à Bellecour à 19h)

entre 13h30 et 18h30 de la Sucrière (terminus à Bellecour à 19h)

 

Et voguent les flots !

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 21:17

L’évènement « Nature Capitale » était attendu et annoncé par la presse qui s’est amusée à suivre l’arrivée des "stars" en péniche [comme pour le Beaujolais nouveau], en l’occurrence une partie des milliers de plantes de 150 essences agricoles et forestières [provenance : Dammarie-les-Lys (Ile-de-France) mais aussi les plantations du Centre de ressources de botanique appliquées de Lyon]. Des semaines de préparation pour un passage éphémère et évènementiel de 3 jours, du 17 au 19 juin 2011 : Lyonnais, en avez-vous bien profité ?


Pour ma part, j’ai aimé…

emprunter le labyrinthe des allées, le samedi vers 9h, dans l’ambiance de l’imminence du début d’un spectacle, caractérisée par une agréable fraîcheur matinale, de rares curieux voulant échapper au bain de fLCN2oule et les « petites mains » de l’opération s’activant avant la levée de rideau. Car Lyon Capitale Nature est une féérie verte à la mise en scène évolutive. La nuit, l’un des artistes, Gad Weil, associé à Laurence Médioni, donne de nouvelles consignes de jeu aux acteurs, les jeunes pousses, les bosquets, les blés barbus et les pots de fleurs. Le créateur fait tournoyer les bacs, tape sur les bambous, émoustille la bourrache, s’emmêle les pétales, … Il soigne également la piste de danse, faite de copeaux de bois recyclés, pour adoucir la foulée des promeneurs. Celle-ci doit être refaite chaque matin, pour masquer les entrechats des plantes virevoltantes. Il était donc amusant d’observer la « technique du charriot de copeaux » [trouvaille mise au point à Paris, où les trottoirs des  Champs-Elysées servaient d’estrade à Capitale Nature de mai 2010] : celle du caddie sur lequel on pose un sac de copeaux ouvert laissant échapper son contenu et qu’on promène pour effacer le rosé du sable de la place Bellecour [certains prenaient même un plaisir évident à « faire leurs courses »].

J’ai aussi aimé…
discuter avec l’une des responsables du projet pour en savoir plus sur les coulisses de l’organisation ; bénéficier d’une leçon particulière donnée par l’un des jeunes agriculteurs (JA) pour faire la différence entre l’orge, le blé, le triticale ou l’avoine ; faire mon marché sur le stand de produits régionaux ; voir que les animations Urbanbees rencontraient un nombreux public ; revenir en soirée pour profiter des rayons plus ardents du soleil.

Et je n’ai pas aimé…
… les stands commerciaux [
mais ils participent aux frais de l’opération !], les trop nombreux comptoirs-bars « ex nihilo » sans chaises, alors qu’on  ne manque pas de cafés à côté [j’ai loupé les transats ?], la marque de bière sponsor choisie aux dépens des brasseries régionales qui composent les mousses « Mandrin », « Mont-Blanc »,  « Léman », les bières ardéchoises à la châtaigne… Je reconnais cependant que l’idée de proposer de la bière « sans alcool » est une bonne idée [les brasseries du Ninkasi n’en font pas ?].

Le spectacle « Nature Capitale » est terminé mais il essaime désormais, via le démantèlement de la mosaïque de fleurs en autant de parcelles proposées aux jardins municipaux, à certains établissements scolaires ou associations et aux collectionneurs de vigne (distribution de ceps place Bellecour mercredi 22 juin 2011).

Lyon Nature Capitale en photos

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 16:42

Le bas de la longue montée de l’Annonciade (1er arr.) s’est embelli, pour mieux donner de l’élan aux nombreuses voitures qui l’empruntent. Une fresque végétale d’un nouveau genre a éclos, une paroi mêlant peinture et verdure, née de la collaboration de spécialistes des murs peints et de génies du végétal. Le petit nom de l’œuvre : la « Fresque végétale Lumière ». Les 650 m² du mur d’enceinte de la clinique Saint-Charles, autrefois banalement gris, soutiennent désormais une alternance de hauts pans de dessins et de plantes vertes, le tout dans les tons d’ocres, rouges, verts, marrons…

 

La fresque est le fruit du travail de la réputée Cité de la Création dont les œuvres se dénichent au fil de l’entrelac des rues de Lyon et des villes du monde. Avec la fresque Lumière, l’entreprise oullinoise signe sa 500ème réalisation, chiffre-clé qui l’a poussé à imaginer une conception originale et à l’enraciner à Lyon. Le sujet est photogénique et écologique : 3 clichés de Yann Arthus-Bertrand sont peints. Le troupeau de zébus du Mato Grosso (Brésil) rappelle les dérives de l’élevage et de la culture extensive qui s’accompagne d’une inégalité sociale criante et intouchable entre les paysans « sans terre » et les gros propriétaires terriens riches. Quelques mètres plus loin, le patchwork de cultures maraîchères se situé au Mali, aux alentours de Tombouctou, où le fait même de cultiver tient du miracle en raison des conditions climatiques et géologiques extrêmes.

Le troisième paysage plante le décor au nord de l’Argentine, où la culture traditionnelle du maté, dont les feuilles sont la base du breuvage national du même nom, est menacée par l’invasion croissante des cultures OGM.

 

 

Annonciade-13b.JPGSi les trois tableaux réalistes sont en peinture, ils sont séparés par des rideaux de verdure insérés à même la paroi dans des niches fournies par Canevaflore, l’un des partenaires du projet. 3400 espèces de plantes ont été sélectionnées en raison de leur faible besoin en eau, de leur parfum et de leur capacité à attirer et contenter les abeilles et les autres insectes pollinisateurs. Elles doivent progressivement s’épanouir au fil des saisons à venir : vivement le printemps pour observer les changements. Et bon courage aux Espaces verts qui assurent l’entretien de ce jardin vertical !

 

Au terme de plusieurs mois de collaboration autour de ce projet d’un montant de 350000 euros (dont 200000 euros de fonds privés), la fresque de la rue de l’Annonciade a été inaugurée le 6 décembre 2010, quelques jours avant la Fête des Lumières. A juste titre car c’est une œuvre qui peut être contemplée la nuit, grâce à sa mise en lumière par des éclairages municipaux.

 

Et pour en voir plus : un coup d'oeil sur l'album Picasa consacré aux murs végétaux lyonnais.

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 20:40

Envie de profiter de l’été indien, de verdure sans pour autant s’éloigner de Lyon, d’un circuit à portée de baskets mais sortant des sentiers battus ? Partez à l’assaut de la colline de la Duchère et découvrez son parc du Vallon et le mystérieux « ruisseau des Gorges ». Les 8 hectares verts situés entre Vaise et le plateau se prêtent à une balade familiale en sous-bois. Certes, il ne faut pas être un(e) puriste de la nature car on aperçoit les tours duchéroises entre les cimes des arbres et les panoramas sont « citadins ». Toutefois, c’est ce qui fait le charme de ce sentier forestier en périphérie de Lyon.

 

Et pour ceux qui n’ont jamais mis les pieds à la Duchère [euh, comme moi… avant], c’est l’occasion de se familiariser avec un quartier « qui monte, qui monte ». Même si le lieu est moins sous les feux des projecteurs que la Confluence, on assiste à une semblable reconquête d’un territoire lyonnais délaissé. Conséquence : la Duchère « se rapproche » de Lyon depuis quelques mois, depuis la réalisation du Grand Projet de Ville (GPV). Ce quartier honnis, décrié, laissé de côté, à l’image entachée, se modifie, se modernise, s’embellit. Et en 2011, Lyon redécouvrira que sa 3ème colline est la Duchère, et que la ville compte un 9ème arrondissement « qui a de la hauteur ». Pour l’instant, on n’en est pas encore là, et la Duchère n’a pas revêtu d’habits glamour à la place du veston destroy qu’on lui colle. La balade apporte cependant une image plus valorisante du quartier que les préjugés habituels.

 

Si on veut dépenser un minimum de calories, on peut commencer la promenade depuis la station de Métro «  Valmy », puis prendre la rue Marietton [bordée de noisetiers prolifiques qui raviront ceux qui reconnaîtront leurs fruits automnaux jonchant le trottoir] et récupérer le début du sentier dans la montée de la Duchère. Quelques mètres après le discret panneau signalant l’entrée du parc public, on oublie les voitures et la circulation pour se trouver dans le bois touffu qui recouvre la colline. Plus loin, sur la gauche, un lavoir datant du 17e siècle [il faut le savoir] ne paye pas de mine. Bravo aux jeunes du quartier qui ont mis la main à la pâte pour le dégager, travail considérable. Patience pour les autres, la mise en valeur de ce patrimoine est prévue (installation de panneaux instruisant le promeneur sur l’histoire du lieu et tout simplement la nature de la construction). Cheminons plus loin, on passe à gauche d’une butte surmontée d’un cube de pierre ( ??) avant de déboucher sur un sentier bordé d’œuvres d’art [style : béton rupestre ;-D]. Les tours sont proches, la pente s’affaiblit, on débouche sur le vallon auquel le parc doit son nom : vaste plateau engazonné, agrémenté de bancs et de jeux pour enfants. En poursuivant en droite ligne le chemin sur une centaine de mètres, on longe des potagers, visibles sur la gauche à travers la haie, puis on débouche sur un large espace occupé par un magnifique saule pleureur. Sur la droite, la route s’approche progressivement laissant présumer l’orée prochaine du parc. A la sortie, on trouve un château miniature en béton [un peu « plombante »], hommage massif au château de la Duchère.

 

DSC07824.JPGArrivés ici, pas de volte-face, vous êtes dans la Duchère urbaine, profitez-en pour déambuler dans le voisinage vous rendre compte des travaux réalisés, pour dénicher les panoramas sur Lyon et marcher jusqu’au « phare » du quartier : la tour panoramique. Jouez aux touristes et appréciez l’impression vertigineuse qu’on ressent au pied de celle-ci. Ensuite, au retour, récupérez le parc via un chemin qui borde les barres d’immeubles. A nouveau dans le parc du Vallon, redescendez jusqu’au cube en pierre et tournez à gauche au lieu de reprendre le chemin de l’aller. Ce circuit amène à un « bosquet » dont un panneau pédagogique permet de se rappeler les bienfaits pour la faune. Le chemin passe à côté de nouveaux petits potagers bien entretenus avant de déboucher au sommet d’un long escalier  - avec vue - qui ramène vers le quartier de Valmy, une longue volée de marches plus bas.

 

Cette balade n’est pas la plus jolie du Grand Lyon mais il est agréable de découvrir le quartier de la Duchère dans toute sa tranquillité : voir le diaporama. Souhaitons que le sentier s’embellisse avec les réalisations prévues par le GPV qui visent à lui donner un nouveau look : destruction de vieux bâtiments communaux, remplacement des toilettes publiques, installation d’une œuvre d’art prévue pour donner une image symbolique forte du quartier, autour des valeurs de diversité et solidarité. Enfin, la balade évoque le « ruisseau des Gorges » du parc du Vallon, bien mystérieux puisqu’on n’y voit goutte ? Pour l’instant, il faut faire preuve d’imagination pour entendre le glou-glou de l’eau mais le rêve devrait devenir réalité après les réaménagements prévus. En 2011, au bout des 9 mois de travaux qui viennent de commencer, le ruisseau sera remis à l’air libre sur 400 mètres. Et si la promenade au parc du Vallon devenait une nouvelle sortie du dimanche pour les Lyonnais ?

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 22:00

Les JEP, pour les habitués, c’est le diminutif un peu barbare des Journées Européennes du Patrimoine. Le cru des 18-19 septembre 2010 était bien agréable à tester, avec une météo propice, le samedi matin, aux visites d’intérieurs et monuments, puis, le reste du week-end, aux circuits de découverte de la ville. Si on est dans le patrimoine architectural par excellence avec l’Opéra, l’Hôtel de Ville (15000 visiteurs !) et le Musée des Beaux-Arts, lieux de visites parmi les plus prisés et embouteillés de Lyon lors des JEP, le patrimoine naturel est également mis à l’honneur. La lecture du programme 2010 donnait envie de courir dans tout le Grand Lyon : ouverture du jardin de la Rivette et du sentier Bissardon à Caluire, visites guidées du Jardin des Plantes et des Chartreux, de la Tête d’Or, de Rosa Mir, du jardin écologique de Naturama, découverte des collections d’herbiers de Lyon I, balades vers la Rize, à la Feyssine, à Lacroix-Laval ou Miribel-Jonage, animations de la Maison Rhodanienne de l’environnement, … De quoi ravir amateur de « vieilles pierres » et de « carrés verts » !

C'est surtout la reconnaissance du patrimoine naturel comme partie intégrante du Patrimoine, ce qui est appréciable et légitime. Les ramifications entre les deux s’entremêlent bien souvent : le jardin d’une propriété fait partie constituante du domaine qu’il contribue à magnifier, l’aménagement d’un parc (celui de la Tête d’Or en est un bel exemple) s’inscrit dans un contexte historique et est l’objet d’un projet politique qui mérite d’être expliqué, les paysagistes sont des architectes du végétal dont les créations reconnues doivent faire l’objet de conservation, ...

JEP.jpgJ’ai donc profité des deux facettes des JEP 2010 en choisissant, pour ce qui était du patrimoine naturel, de découvrir le clos Saint-Benoît et les arbres du Parc de la Tête d’Or. Situé au n°3 de la rue Saint-Benoît, le clos du même nom est un petit jardin public embellissant les vestiges d’un cloître de bénédictines datant du 17ème siècle. Il ne reste plus grand-chose de ce dernier si ce n’est deux majestueuses arcades blanches perpendiculaires, donnant sur un jardin très agréablement fleuri au pied des pentes. La sérénité y règne encore et, à défaut d’y flâner des heures puisque son périmètre est restreint, il pousse à prendre un livre et à y passez quelques heures tranquille. Voici un petit diaporama pour se faire une idée du lieu.

L’autre sortie était une visite atypique du parc de la Tête d’Or, avec les arbres comme fil conducteur. Sous la houlette d’un animateur des Espaces Verts, le vieux parc traditionnel de Lyon (il est créé en 1857 par la volonté du préfet Vaïsse, notre Haussmann lyonnais), celui qu’on fréquente tant qu’on ne le regarde plus, se dévoile sous un nouveau jour… et rajeunit, grâce au dynamisme de ses jardiniers. L’esprit des frères Bülher, les deux paysagistes qui le composèrent, est rappelé : ils fondent un parc naturaliste pour donner l’impression aux Lyonnais d’être au cœur de la nature. Ainsi, pour isoler cette bulle verte de 105 ha une ceinture de conifères est plantée, barrière visuelle et phonique qui subsiste encore vers l’entrée des Enfants du Rhône. Le lac est créé afin de donner aux visiteurs une belle perspective dès l’entrée, avec une impression de gigantisme renforcée par l’implantation des deux îles (en arrêtant le regard, elles allongent les distances dans l’esprit de l’observateur).

 Que retenir de cette balade ? 

Tulipier-Virginie.jpgLe parc compte 8900 arbres dont 80% d’essences exotiques qu’il serait vain d’aller chercher dans nos campagnes françaises. Ouvrons l’œil : un truc sympa est d’analyser de quelle façon sont plantés les arbres. Il en existe principalement 3 :

- arbre isolé (pour un épanouissement complet),

- en bosquet ou bouquet (comme la vingtaine de tulipiers de Virginie (en photo) qui bordent la pelouse centrale menant vers le lac quand on arrive depuis la porte des Enfants du Rhône),

- en peuplement (les arbres que l’on aperçoit en face du lac, la ceinture de conifères…).

100 arbres environ sont abattus chaque année et systématiquement remplacés par les mêmes essences pour perpétuer la tradition des frères Bühler. Malheureusement, les exceptions existent, liées à la mauvaise santé des arbres. Ainsi, on ne replante plus de platanes (comme dans beaucoup d’autres endroits en France et à l’étranger) depuis que le chancre coloré les ravages et les fait dépérir en s’attaquant à leur talon d’Achille, les racines. Les autres arbres se portent heureusement très bien, certains sont mêmes des top-modèles ! Pour les reconnaître, observez la beauté de leur port, la qualité de leur floraison et la portée de leur ombrage.

Et pour les travaux pratiques, lors de l’enrichissante balade, nous avons caressé les feuilles du Ginkgo biloba (aux "1000 écus" ininflammables), tâté l’écorce molle du Sequoia gigantea, plaint les pauvres marronniers en proie à la Mineuse (papillon parasite), imaginé comment le tronc d’un tulipier de Virginie coupé en deux permettait de constituer deux pirogues indiennes, admiré la roseraie qui vaut à Lyon son titre de « capitale de la rose », …

Bref, JEParticiperai aux JEP 2011 !

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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 10:22

Ca y est l’heure de l’été a sonné, annoncée en chansons, en bruits et en sons par la récente fête de la Musique. Les températures estivales s’installent peu à peu. Alors profitons du beau temps  avant que la ville ne devienne insupportable en raison des fortes chaleurs. Que faire d’ailleurs quand « on crève de chaud » ? La meilleure solution c’est de farnienter dans un parc ou un jardin public. C’est prouvé scientifiquement, la présence d’espaces verts est salutaire pour abaisser la température.

Dans ce domaine, de gros progrès urbanistiques ont été faits : la nature n’est plus cantonnée aux bacs à gazon clos, aux « square[s] où tout est correct » dixit Rimbaud, elle est autorisée à se propager au cœur même du béton urbain. Elle commence très doucement à envahir la cité policée, où il est de coutume de couper le brin d’herbe qui dépasse. Car  les murs végétaux ont la cote depuis quelques temps.

DSC05877_comp.jpg

Je reprends quelques statistiques étonnantes du magazine Lyon citoyen de mai 2010 [celui qu’on reçoit dans sa boîte aux lettres lyonnaise], dont le dossier abordait la nature en ville :

-         une augmentation de 10% de la surface végétalisée abaisse la température de 1°c dans un rayon de 100 m.

-         un arbre feuillu peut émettre jusqu’à 400L d’eau par jour, ce qui représente une puissance de refroidissement équivalant à celle de 5 climatiseurs pendant 20h en période chaude et sèche.

-         La plantation de feuillus le long des façades réduit les consommations de 50% pour la climatisation

-         La température, au soleil de l’été, peut atteindre 60 à 75% sur une  toiture classique alors qu’elle ne dépassera pas les 25°c à 35°c sur une toiture végétalisée.

Mettant en œuvre ces bons principes, Lyon fait émerger quelques murs végétaux depuis 2007. Le premier né a fait sensation dans le quartier de Perrache, en prenant racines sur le centre d’échanges, au cœur du béton servant de routes aux guirlandes incessantes de voitures. Inutile de dire qu’il était stratégiquement placé pour assurer de « sacrées » missions écologiques : dépollution de l’air, climatisation et insonorisation du bâtiment. C’est le mur « 3 en 1 » !

DSC05842_comp.jpgLe quartier de Perrache accueille aussi les derniers nés des murs de nature, eux aussi immergés au cœur du monde automobile. Ils sont implantés le long des 8 niveaux du nouveau parking souterrain de la place des Archives : photos en ligne ici. Inaugurés début juin 2010, les deux murs (260 m², coût 300 000 euros, conçu par le botaniste Patrick Blanc selon Metro Lyon) ont la particularité d’être « enfermés » et non à l’air libre. La sélection des 88 espèces (bégonias à fleur rose, orchidées…) a été adaptée aux conditions du parking : grande amplitude de température, allant de 3 à 35°c [ah bon, il ne fait pas toujours frais dans un parking ?] et lumière artificielle. Ambiance de sous-bois… mais à la verticale, sur des parois de 22 mètres de haut, prévue pour humaniser [et humidifier !?] le parking, espace à l’ambiance habituellement froide.

 

DSC05845_comp.jpgJe vous conseille la visite en passant voir le quartier émergent de la Confluence : c’est adorable de voir les pousses exotiques tracer des lignes multicolores sur les deux façades éclairées, constituant de véritables fresques végétales. Par contre, on a l’impression que l’équilibre reste fragile et que certaines plantes semblent frileuses à s’étirer, voire ont des difficultés à s’adapter. A suivre dans quelques mois pour voir comment la végétation évolue…

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